Part-time lover, full-time friend

Salut salut les enfants…

Saint-Valentin oblige, le film d’amour du mois.

Juno.
J’ai été surprise, en lisant les réactions au film et autres critiques que personne n’ait soulevé ce point essentiel: Juno est LE film d’amour par excellence.
C’est pas un grand film de taré, n’est-ce pas. Je dirais plutôt que c’est un petit film indie qui se laisse voir, le genre agréable comme une bonne crêpe à la confiture (ça c’est parce que c’était la Chandeleur il y a peu, comme ça, c’est du 2 en 1)

Ma théorie:

Tout le monde fait de Juno le miracle américain, le nouveau Little Miss Sunshine (autre nom pour “film indépendant mais drôle et bien”). A mon avis, ce petit film certifié “indie us” est avant tout un vrai film d’amour avec des sentiments mais pas trop dégoulinants. Déjà parce qu’il y a bêtement dans la trame une love-story entre deux adolescents, qui se cherchent, se déclarent, se disputent, tout ça. Mais aussi parce que l’amour est l’énergie vitale de ce film. L’intérêt du film est en effet double.

– Cette énergie, l’amour, donc, provoque la situation initiale (la fille enceinte). Elle entretient également une harmonie doucereuse plane sur tout l’univers de Juno car foncièrement, les personnes qui évoluent autour d’elle s’aiment et ne se veulent pas de mal. C’est ce qui permet de comprendre l’indulgence désarmante de sa famille face au “drame”. La légèreté de ses amis. La constance de son “meilleur pote amoureux”. La perfection affichée et assumée du couple de parents adoptifs (que Juno choisit d’ailleurs parce qu’elle les trouve beaux). Le bagout de la belle-mère manucure face à la crypto-attaque de l’échographiste. Bref, tout un petit monde s’anime autour de l’ado en cloque, un monde de gens qui s’aiment. Le véritable drame ne survient pas lorsque que miss Sunny-D découvre sa grossesse, mais quand ce cercle vertueux et positif est brisé par celui qui choisit de n’être ni courageux, ni amoureux, ni altruiste. Celui qui choisit d’être normal, quoi, le vrai personnage en crise de ce film. On se rend compte que cet univers idyllique, ça n’existe que dans l’enfance. Et qu’être adulte implique d’être confronté à des réalités moins roses et d’assumer la responsabilité de ses actes et de ses choix. Juno, c’est juste une ado un brin immature qui a encore de beaux jours à vivre sans trop se poser de questions.

– Ça me permet d’introduire le deuxième intérêt du film. La scénariste a dit avoir voulu faire ce film car il n’y avait aucun portrait d’adolescente comme Juno dans le paysage cinématographique américain. Et d’un sens, les personnages qui gravitent autour d’elle sont tous très justes et cohérents. Au départ, on voit le stéréotype qu’ils incarnent, puis une faille permet de saisir leur réelle essence. Ainsi, Jennifer Garner, idéale Bree Van de Kamp en plus jeune, insupportable de perfection, apparaît simplement comme une femme qui veut être mère, no matter what.

Pour finir, le personnage-titre, Juno, sans doute le moins crédible du film, n’apparaît in fine que comme ce qu’elle est depuis le début. Une adolescente, que sa grossesse propulse dans un monde de grands qui n’est pas (encore) pour elle. Une adolescente contrainte d’assumer les conséquences de ses actes (que ce soit coucher avec le voisin et se retrouver en cloque, ou simplement dragouiller le futur papa adoptif de son môme). Au départ, elle croit pouvoir jouer dans la cour des grands, prendre sa grossesse à la légère, avoir suffisamment d’assurance pour assigner à chacun une étiquette “cool”/”uncool” et délaisser les ados, avoir suffisamment d’esprit critique pour s’intéresser au rock des années 70, etc. Comme les grands, quoi. Sauf que c’est pas ça, être grand. C’est ce qu’elle comprend, et nous avec elle. Son vrai cheminement dans ce film n’est pas celui qui la conduit à l’accouchement, mais celui qui la conduit à accepter de n’être qu’une gamine de 16 ans amoureuse d’un gars accro aux Tic Tac parce qu’il est “the coolest guy”. Accepter que ce n’est pas sa place de jouer les mamans avant l’âge, de même que l’adulescent trentenaire fan de films d’horreur passe de l’estampille “mec sympa” à l’estampille “blaireau immature” (il a des délires de gosse de 16 ans, merde)… Finalement, elle est bien plus à sa place à fredonner un refrain cheesy de pop ado avec son copain qu’à materner un bébé non désiré.

3 thoughts on “Part-time lover, full-time friend

  1. EEEEh oh

    Eh, les lecteurs, ils sont où, là ???? Et les commentaires, alors ?
    Moi aussi j’ai vu Juno et je trouve tout comme tu dis, plus ou moins, sauf que j’ai trouvé le personnage du jeune marié peut-être moins sympa que tu ne le laisses entendre. Voilà.
    Et sinon je suis très fatiguée d’avoir fait une longue marche dans la montagne de l’arrière-pays niçois avant-hier, et aussi un peu dégoûtée que samedi et dimanche aient été les seuls jours sans soleil de tout le mois (et de toute la France !) dans l’arrière-pays niçois … Pfffff …
    Posté par nITOUche, 19 février 2008 à 20:28

    Non je le trouve pas sympa le jeune marié, mais je veux pas laisser deviner le pitch en fait. le jeune marié c’est le faux cool immature et pas fiable. au contraire, moi, c’est le perso de jennifer garner que j’ai trouvé bien.

    et oui, bordel de merde, ils sont où ces putains de lecteurs?
    Posté par Lil’Virgo, 19 février 2008 à 21:51

    Moi je ne suis pas trop tentée par ce film. A la télé, OK. mais payer pour ça… je le sens moyen.
    Posté par fanette, 20 février 2008 à 11:46

    ouais enfin va falloir étayer un tout petit peu mieux cette position, quand-même…
    Posté par Lil’Virgo, 20 février 2008 à 15:12

    Eh oh les gonzesses, on se calme ou je dis à tout le monde de se barrer définitivement!!!
    Bon, moi je veux bien commenter, mais c’est le genre de trucs, j’ai vraiment rien à dire (pourtant j’ai cherché). Y’a des fois ou j’ai rien à dire mais j’le dis quand même, ben là, rien… Peut-être que même à la télé j’le regarderai pas? Parceque les films sur des filles-mères je m’en méfie comme du voisin de mon chien (ou l’inverse).
    Posté par Jack Larsen, 20 février 2008 à 16:58

    Moi j’oblige personne à commenter. En revanche, juger un film sans l’avoir vu… mouif
    Et surtout, on surveille son langage : nom de dieu, on n’a pas élevé les vaches ensemble que je sache!
    Posté par Lil’Virgo, 20 février 2008 à 21:29

    ouais j’ai pas vu le film nan plus
    mais j’aime bien Gérard
    Posté par nyfah, 21 février 2008 à 11:21

    Argh, je crains d’être dans le flou, je me demande si:
    1-j’ai été pris au premier degré (si c’est le cas, il va falloir que je révise mon humour)
    2-je prends trop le dernier commentaire au premier degré ou si il fallait le prendre comme ca, et que je me suis fait rabrouer.
    Rassurez-moi, on rigole et y’a pas de malaise? (y’a des jours comme ca, ou je perd le sens de la distanciation, ca m’énerve)
    Je précise que je juge pas le film (vu que je ne l’ai effectivement pas vu), mais que je disais que je n’irai surement pas le voir (parceque ce genre de films ne m’attire pas). Après heureusement que les gens vont aussi voir autre chose que ce que je regarde (sinon on tournerait en rond).
    C’était le commentaire (peut-être un poil trop) sérieux du jour.
    Posté par Jack Larsen, 21 février 2008 à 11:22

    genre je réprimanderais sérieusement en mettant “nom de dieu”? ça par exemple…
    Posté par Lil’Virgo, 21 février 2008 à 12:28

    nyfah : précise ta pensée stp?
    Posté par Lil’Virgo, 21 février 2008 à 12:43

    C’etait plus sur le “En revanche, juger un film sans l’avoir vu… mouif” que j’ai tiqué, mais oublions ca, j’avais pas ma dose de café.
    Posté par Jack Larsen, 21 février 2008 à 12:43

    ah oui mais ça je le pense. mais c’est pas méchant au demeurant.
    Posté par Lil’Virgo, 21 février 2008 à 12:45

    boh tsais ma pensée c’est un jeu de mot pourri
    comme dh’ab
    à toi de trouver
    Posté par nyfah, 21 février 2008 à 15:31

    chite…
    bon, je reviens dans 3 jours quand j’aurai compris
    Posté par Lil’Virgo, 21 février 2008 à 15:35

    Ah ah, j’ai trouvé, et effectivement, c’est pourri (mais drôle) (mais pourri) (mais drôle)… comme j’aime quoi!
    Posté par Jack Larsen, 22 février 2008 à 10:58

  2. Pingback: Just one of those cabin fever moments « Virgoblog

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