Representin’ B-town in the house

J’ai un peu honte de le dire, mais y a une chanson de Katy Perry que j’aime un peu bien. Entendons-nous bien, Katy Perry, c’est avant tout une bonnasse qui chante avec des vêtements pastel et qui aime les pastèques (d’ailleurs, on murmure deci delà que Yelle a fait un remix de Hot’n Cold, je dis ça, moi…).

Donc pour me racheter une street cred’, parlons du Notorious BIG et du biopic le concernant. Film produit par Bad Boy Movies, soit la société de prod de Sean “Puffy” Combs (aka Puff Daddy aka P.Diddy aka Diddy aka Sean John, je m’excuse), Notorious n’est ni un film exceptionnel, ni un film impartial.

Certes, ça parle d’un des plus grands (gros? ahahah) drames de l’histoire du hip hop, à savoir le feud East Coast/West Coast et le meurtre des deux plus grands rappeurs de l’époque, Tupac “Je suis une bombe sexuelle” Shakur et Biggie “Je fais 1m90 et 200 kg, m’emmerde pas” Smalls. Mais vu que dans l’affaire, Biggie a l’air d’une oie blanche et Tupac d’un teubê victime d’un gros gros délire de persécution, je préfère te renvoyer à ce fabuleux docu de 2003 de Nick Broomfield, Tupac and Biggie. Un vrai bonheur pour les néophytes, une théorie du complot machiavélique, mâtinée de “déconne pas avec les producteurs de Rap, c’est des bad boys avec des vrais morceaux de casier judiciaire dedans”.

En revanche, là où tu aimeras Notorious, même si tu y connais rien en Hip Hop, même si tu trouves qu’un rappeur obèse se tappant des biyatch vulgos, ça envoie moyen du rêve, c’est pour cette phrase du film: “soit tu es le mec de Brooklyn, soit tu deviens celui qui parle de Brooklyn”. Un contresens en soi: le film te démontre en effet à quel point Notorious BIG reste avant tout un Brooklynite, un mec du quartier, pris dans les problématiques inhérentes à son milieu d’origine et de ce fait, capable de s’en faire le héraut. Et c’est touchant. Voire émouvant. Voire j’ai pleuré. Parce que du coup, dans ce film, la mort de Biggie (désolée de te raconter la fin), c’est pas tant la rivalité Est/Ouest, Bad Boy/Death Row qu’elle représente. C’est la perte pour un quartier de sa fierté et de ce qui a fait sa respectabilité. C’est l’affection des habitants de Bed Stuy pour un des leurs. En témoigne la liesse dans Bed Stuy quand le corbillard de Biggie passe dans les rues pour un dernier hommage.

J’te rassure, je préfère Juicy à Hot’n Cold (c’est juste que y en a une qui est plus autobiographique que l’autre).

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