Eastbound – le post qui va faire exploser ton budget DVD

Avez-vous remarqué comment on grandit en Amérique hollywoodienne? En fait, grandir à Hollywoodland, c’est aller d’Ouest en Est, selon un cheminement inverse à celui de l’Histoire de ce pays (d’aucuns diront que c’est très fantaisiste tout ça).

Car oui, le quartier de Goondock, c’est à Astoria, dans l’Oregon (le jour où j’ai dit à Clément que je soupçonnais Portland d’être un Williamsburg GEANT, il a eu des étoiles dans les yeux).

Et les extra-terrestres ont eu la furieusement bonne idée de se poser en Californie (en fait peut-être pas – mais ça aurait pu) dans un Ouest ensoleillé (où trouver des gamins sympathiques et blagueurs, vanneurs et buveurs de coca, sinon?).

Deux endroits propices aux courses à vélo. Bref, quand on est enfant, il fait bon s’amuser sur la côte Pacifique/dans l’Ouest. A ce propos, dans un registre plus tardif, Danny Madigan, 11 ans, vit à New York, mais rêve de LA (New York n’est pas une ville pour les enfants, c’est beaucoup trop une ville où on découvre le monde adulte pour ça – cf. infra). Viennent avec le rêve: le soleil, la Californie, le mauvais hard-rock à fond et un role model sévèrement burné. Par ailleurs, je veux bien vendre ma chemise si Peter Pan, devenu Banning,  n’élève pas ses enfants en Californie dans Hook (le 3e film le plus cool des années 90? I think Yes).

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En revanche, grandir, c’est possible uniquement dans le Midwest, bastion des comédies de mœurs adolescentes, apparemment (je sais, on appelle ça un teen movie). Regardez bien, dans Footloose, Ren (Kevin Bacon), c’est le bad boy de Chicago, exilé chez les Rednecks.

Lui est exilé à la campagne, mais tous ses amis du Breakfast Club, et de l’intégrale de John Hughes, ils sont restés dans l’Illinois. Est-ce un présupposé, pour être un adolescent recevable, de traîner son ennui on the wrong side of the tracks dans un coin un peu never-been de l’Amérique? Y a des chances. Miroir de l’âme, tout ça, hein.

Pour compléter le tableau, j’ai envie d’ajouter que Dirty Dancing se passe dans les Catskills, au nord de l’Etat de New York, à mi-chemin entre Midwest et Nord-Est (oooooh mais ça nous ramène pas à Albany, cette histoire? <3 <3 <3), idéal pour un film à mi-chemin entre adolescence incomprise et passage à l’âge adulte (meaning dépucelage, quoi).

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Car à la vérité, l’apprentissage de l’âge adulte se fait encore plus à l’Est au contact d’une grande ville impersonnelle, celle où l’on peine à trouver sa place. Oh si, regardez bien, Tom Cruise tente sa chance de toutes les manières possibles (et se fait jeter d’autant de façons) dans le Manhattan de Cocktail, avant de finir dans la branche qu’on lui connaît (non, pas la scientologie, le bartending). Et à sa suite, tous les coming-of-age movies des années 80 mettent en scène une métropole pluvieuse et froide du Nord-Est états-unien. La bande de potes de St Elmo’s Fire vient de graduer de Georgetown à DC:

(qu’est-ce qui te fait le plus de peine dans ce trailer? Judd Nelson en yuppie après avoir été le coolissime Bender dans Breakfast Club, ou Rob Lowe, l’acteur le moins crédible de tout l’univers?)

D’une manière générale, il y a une raison pour laquelle toutes les rom com sont new-yorkaises, dès les années 80. New York, c’est le lieu de redéfinition de soi. On en fait des caisses sur cette ville, mais c’est vrai qu’elle marque au fer rouge (parfois c’est douloureux, les cocos). Alors certes, Carrie ne commence à sévir que dans les années 90, mais avant elle, il y a des précurseurs. Il y a Working Girl...

Il y a aussi Crossing Delancey. A ce propos, digression: ce film totalement anodin (et un peu chiant, pour être honnête) tire sa gloire d’être un total proto-Sex and the City (le concept de la célibataire dans New York qui cherche l’amour). On y comprend qu’autant, c’est extrêmement galvaudé de nos jours de bâtir une intrigue sur une jeune célibataire fringante et en mal d’ascension sociale à New York. Autant, dans les années 80, ce schéma ne va pas de soi. Dans les années 90 et 2000, c’est une pirouette rhétorique, de faire de la célibataire une paria (une mauvaise pirouette: NYC ne vaut que pour son vivier de célibataires en rut et donc hyperdynamiques – c’est l’énergie vitale de cette ville).  Dans les années 80, c’est quand même une tare, et avoir des rêves d’ascension sociale, c’est assez mal vu. Crossing Delancey, c’est la confrontation de deux New York, de deux Manhattan, c’est la ville crade traditionnelle contre l’émergence des célibataires libérés. Rien que pour ça, ce film un peu nul est une pierre angulaire fondamentale dans l’histoire du cinéma new-yorkais, il me semble.

Hum, revenons au macro: le coming-of-age, les rom-com, le Nord-Est, New York. C’est qu’au-delà de l’accomplissement professionnel et social que représente la grande ville, c’est aussi un formidable catalyseur hormonal. D’ailleurs, et ce n’est pas un hasard, quand Harry rencontre Sally, c’est sur le chemin qui mène d’une Université dans le Midwest vers? Oh, fuck it, vous avez compris.

Ainsi donc, si New York est la ville des célibataires par excellence, est-ce à dire que Los Angeles est la ville des enfants et Chicago, la ville des adolescents? Mais surtout, à Hollywoodland, une fois qu’on a trouvé l’âme soeur, alors quoi? On tombe dans l’Océan Atlantique? Ben non, on retourne à LA, SanFran, Portland ou Seattle.

Il faut bien un endroit pour élever les gosses (rappelle-toi, Hook).

Tout est dans tout et réciproquement.

25 thoughts on “Eastbound – le post qui va faire exploser ton budget DVD

    • Mais elle le quitte pour le mec qui joue Blaine dans Pretty in Pink (alors que le pur beau gosse dans Pretty in Pink est et restera James Spader). Il y a beaucoup trop de choses choquantes dans ce film, en fait (y compris la coiffure d’Ally Sheedy); en revanche, il faut que je voie Blue City (comment ça a pu m’échapper, ça?)

  1. ah ton post m’inspire trop!!

    Dans la trajectoire d’Ouest en Est, il y a aussi la trajectoire des romans de Bret Easton Ellis, la jeunesse dorée qui déconne à Los Angeles, l’affirmation de l’identité qui passe par aller dans une Université du Nord Est au lieu de prendre de l’exta à UCLA, et enfin devenir un jeune yuppy (serial killer en option) à New York.

    Néanmoins, je crois avoir lu que Spielberg s’est inspiré de son enfance à Scottsdale, Arizona pour imaginer la vie des gamins dans E.T.

    Ensuite, il y a, je trouve, un vrai esprit alternatif d’avoir choisi Astoria comme cadre pour les Goonies. Foncièrement les films ayant pour héros des enfants se passent très souvent dans des villes où le soleil brille, en plein coeur de la suburbia anonyme qui peut être n’importe où. Or Astoria est une ville où il pleut foncièrement 75% du temps, où il règne un brouillard à couper au couteau et avec une architecture eclectique, faite de bric et de broc (et de maison victoriennes géniales) très facilement identifiable.

    j’ai encore d’autres trucs à dire mais je suis au boulot, alors bye now! (comme disent les soccer moms)

    • Ah ce serait l’Arizona!!! Merci de la précision, la vérité, c’est que je savais pas trop où c’était mais bon soleil/nature/vélo, ça m’a fait penser Californie. En même temps, ça change pas des masses mon paradigme de l’Ouest, ceci dit…
      Et je suis d’accord pour les Goonies, ça détone d’avoir choisi de situer ça plus au nord qu’à l’habitude – ceci dit, on conserve le bord de mer (en même temps, pas de bord de mer, pas de pirates).
      C’est quoi, déjà, l’Université des Lois de l’Attraction?

  2. dans mon commentaire précédent, les liens logiques en début de paragraphe sont là pour faire genre, mais mon propos est décousu, ne pas y chercher d’argumentation quelconque…

  3. C’est assez étonnant comme constat, et j’avais jamais fait un tel rapprochement. Je ne vais plus regarder les Allen comme avant. En bon frenchie (blasé, donc, parce que parisien, en plus), je réfléchissais, au fur et à mesure de la lecture, à ce que ça pourrait donner en France, une fois retiré le traditionnel et politiquement correct “chacun trouve sa vérité dans son existence”. Parce que Paris n’a pas du tout la même fonction que NY, visiblement : en général, on vient s’y frotter pour mieux en partir. On y arrive avec beaucoup de rêves et des envies de conquête, on se laisse jovialement broyer par la ville avant de repartir se reposer ailleurs. Une fois révélé, on ne reste pas, en gros. En gros, la vérité ne réside pas dans la ville, mais la ville en sert de révélateur, et les films sur des Parisiens qui n’ont jamais quitté Paris le montrent assez bien : ils sont chiants. (Je simplifie). D’où vient donc cette idée que la ville, aux US, est le lieu de l’accomplissement ? D’une traditionnelle opposition ville/campagne (qui se reproduit à d’autres échelles, je pense au récurrent NYC/NJ de HIMYM, et à tes états d’âmes quand tu parles d’Albany ;) ) ? Ou d’autre chose ?

    Bref, I need more explanations. Ou ton avis, au moins. Quoi t’en dis ?

    (Oui, ça faisait un moment que j’étais pas reviendu, mais ça va changer)

    • Je suis pas sûre d’avoir compris: quelle est la ville qui sert de révélateur? Paris ou NYC? Pour Paris, je ne sais pas trop, il m’a toujours semblé que les gens qui y venaient avaient tendance à y rester, c’est moins vrai pour New York où la date moyenne de péremption est de 3 ans. Après 3 ans, on a trouvé ce qu’on cherchait (du fun, un sens à la vie, que sais-je) et on va voir ailleurs, où l’herbe est plus verte (déjà, y a de l’herbe).
      En fait, les new-yorkais pur sucre ne sont pas si fréquents…
      Pour New York/Jersey, c’est pas du ville-campagne, le New Jersey c’est un gigantesque Etat-banlieue (banlieue de NYC, banlieue de Phila, banlieue même un peu de DC/Baltimore). Ce qui est montré dans How I met your mother (je suppose, je n’ai jamais regardé) c’est le mépris de la totalité de ce pays pour le New Jersey. Le New Jersey, c’est un peu la Grande Motte/Palavas-Les-Flots, quoi…

  4. Hola – encore plein de trucs.

    Pour les Goonies (mon dieu mais que ce trailer est chiant), il me semble que le choix des lieux est quand même en grosse partie déterminé par le scénario : nécessité d’avoir falaises, des caves, une histoire riches, et puis ces maisons en bois qui ressemblent tout à fait aux scandinaves sont également porteuse d’une histoire qu’on ne retrouvera pas en Californie, non ?

    Quid d’un film comme génération 90 (avec Wino the first et Ethan Hawke) qui se passe à Houston ? (nan je charrie là)

    Niveau New-York/New Jersey, ça dépasse un peu le cadre HIMYM, non? Le NJ c’est un peu les ploucs de New-yokais?

    Bon sinon je réfléchis adaptation de cette théorie aux séries télévisées, je dis on est bon sur (justement HIMYM, Friends), niveau ado ça fonctionne aussi pour My so called life, ça colle à peu près sur Dawson’s creek (ils sont bel et bien dans un trou du cul du monde, même si ça à plus l’air champêtre et ensoleillé) Par contre quid de Beverly Hills ?

    • Oui, je cherchais une vidéo plus cool pour les Goonies – genre quand ils font tous du vélo dans Goondock pour aller à la vieille maison – mais j’ai pas trouvé. Ces films ne sont pas assez youtubés.
      Pour Reality Bites, je l’ai un peu délibérément omis, j’avoue, parce que Houston m’arrangeait pas du tout :D (et puis c’est plus tardif) mais bon, tout ça, ce sont des réflexions à l’emporte-pièce sans trop de statistiques, hein, et surtout la tendance globale des films que j’ai présenté là c’est d’être des films des années 80 (je pense pas que tout ce que j’ai dit fonctionne aussi bien pour la suite)

      Pour les séries, je ne sais pas trop si ça fonctionne exactement pareil. Toujours est-il que les Walsh viennent de Minneapolis-donc-Middlewest, et c’est le principe même de la série: comment des adolescents normaux réagiraient s’ils étaient dans un milieu qui n’est pas habituellement celui d’ados… Idem pour par exemple Gossip Girl: quand j’ai rappelé l’autre jour à Gyom que les héros avaient tous entre 16 et 18 ans, il me croyait pas. Genre les intrigues sont des intrigues de pas adolescents. Non, Chuck Bass n’est pas un adolescent, masi oui, dans la série, il a 18 ans. Damn.
      Ah, et Dawson c’est censé être en Nouvelle-Angleterre, je mise donc sur un Maine/Vermont/New Hampshire/East Massachusetts. – là on touche presque à un autre style: l’idéalisation de la petite bourgade placide de Nouvelle-Angleterre à la Gilmore Girls (mon objectif de vie, c’est de finir à Stars Hollow)

  5. l’université c’est Camden College dans le New Hampshire (imaginaire), c’est aussi l’université où va Clay de Less Than Zeor, et où va Patrick Bateman avant de devenir le American Psycho que l’on connait.

  6. ok, je crois que les lieux où se passe l’adolescence (et parfois l’enfance) sont par essence dans la majorité des films et des séries des lieux anonymes qui construisent une sorte de mythe de l’adolescence à l’Américaine. Il y a une vraie volonté de construire un monde immédiatement reconnaissable, identifiable, qui forme une sorte de cliché global de ce qu’est l’adolescence américaine.
    C’est ce que j’appelle la “sunny suburbia”, cela se situe un peu n’importe où dans l’American Heartland. Des gamins qui font du vélo dans des rue pavillonnaires, le panier de basket au-dessus du garage, les amitiés qui se tissent entre voisins, la soft league, les soccer moms, les lycées avec leurs cheerleaders et varsity teams…
    Donc à part une volontée marquée de définir les personnages par rapport au lieu où ils vivent (Gossip Girl à New York, Beverly Hills et 90210 à LA) ces lieux sont forcément éloignés des grandes villes, qui elles ont leur identité spécifique, leur vibe particulières etc…

    • Oui c’est complètement l’idée. Avec ce truc en plus dans les films de John Hughes (qui pose quand même la base du teen movie) que la suburbia est mieux si elle est grise, parce que ça renforce plus les contrastes de classe (le “wrong side of the tracks“, il le matérialise littéralement avec des rails de chemin de fer – donc décor un peu industriel) – c’est explicitement décri comme une banlieue sans intérêt de Chicago, en général…

  7. cool ! very very interesting tout ça
    faudra que je prenne le temps de regarder toutes les vidéos et tout
    mais je ne peux que constater que ton blog suit à fond le Spatial Turn, hein, un courant des sciences sociales qu’est vachement actuel et tout comme on disait la dernière fois héhé, donc chapeau poulette ! Concilier comme ça bloguerie et boulot, c’est une belle performance ! :)

    • Ah toi aussi tu as remarqué?? J’ai l’impression de mieux maitriser la rhétorique du spatial turn pour dire plein de bétises que pour bosser. Damn.

  8. … et Julia Stiles dans 10 Things I Hate About You, l’ado rebelle et rock ‘n’ roll qui s’inscrit à l’université sur la côte Est (car elle se fait chier sous le soleil) !
    … et bien sûr Felicity qui quitte Palo Alto pour la Big Apple (et c’est là où la série débute, un peu avant la déconstruction de son identité qu’elle devra reconstituer une fois à NY)

    De plus, l’image des teens de l’Illinois ou du Pacifique reflète plutôt celles de feignasses qui pensent uniquement (lorsqu’ils ne sont pas sur un sale coup contre le meilleur joueur de foot de la high school ou en train de trouver un moyen pour sortir avec la plus popular des cheerleaders) à boire et glandouiller dans un garage ou autre pièce à potentiel créatif (Parker Lewis, That 70s Show, HIMYM lors des flashbacks… pour les mecs), voire à être populaire et faire du shopping, tout cela teinté de morale amico-familiale cul-cul en prime (90210, La fête à la maison et – pire – 7th Heaven et Clueless… pour les nanas) alors que sur la côte Est, ça sent l’intellect et la prise de conscience (avec la reformulation psychosociologique en prime – Dawson, My so-called life…) sur fond de références culturelles de fou ou une base solide de culture pop (Gilmore Girls…)

    … mais ceci n’est que l’humble impression d’une néophyte que ton poste a pas mal inspirée aussi !

    • Ah mais là on entre sur un terrain assez différent!

      – Les séries télé développent d’autres lois – le passage des séries type Sauvés par le Gong/Parker Lewis (y a un passage assez cool sur Sauvés par le Gong dans Sex Drugs and Cocoa Puffs, d’ailleurs), à qqch de plus soap type Beverly Hills, à qqch de plus introspectif (Dawson) voire réaliste (Angela, 15 ans), et j’en passe… Gilmore Girls, c’est encore un truc différent… Bref, ça fait beaucoup de choses!

      – les films auxquels je fais référence sont plutôt ouvertement des films des années 80, parce qu’il me semble que c’est un peu l’âge d’or de ces productions (avis très subjectif, et sujet à hautes controverses, notamment sur les teen-movies), mais je sais pas si c’est tenable sur les productions plus récentes. – 10 Things… et compagnie. C’est vrai que la plupart se passent en Cali. Effet Clueless meets Beverly Hills? Possible. Mean Girls se passe dans le Midwest ceci dit (la mère est nommée à Northwestern) – mais le film se veut clairement dans la lignée des teen-movies des années 80 plus que des teen-movies des années 2000 donc y a prescription.

      Mais c’est vrai que si on suit ta logique, au final, on dégage un truc de type vie facile sur la côte ouest/réalité plus speed sur la côte Est, et ça correspond assez aux idées reçues des Américains… Dans l’absolu, je suis contente d’inspirer! J’avoue que j’avais pas vraiment d’analyse subtile à faire de cette spatialisation, si ce n’est qu’elle m’a amusée.

      • oups oui c’est vrai que 1) j’ai un peu dérivé vers les séries 2) j’avais plus la tête dans les années 90s (et fin 90s) que les années 80s (d’où je n’ai pas grand chose à me rappeler car j’étais encore en couche-culottes)… Alors voyons, les films… Je dois avoir une cervelle de moineau, car dans mon enfance, à part les Goonies, les Gremlins qui m’ont traumatisée (E.T., n’en parlons même pas, je crois que je ne l’ai jamais vu en entier), Chucky et “Charlie mon héro” (“All dogs go to heaven” – thanks, Wiki), je ne me rappelle pas de grand chose, j’arrive directement au début des années 90 avec la série des films un peu glauques du style “J.F. partage appartement” ou “La main sur le berceau” (on remarquera que ce sont les films d’épouvantes qui ont laissé une empreinte dans mes souvenirs cognitifs – intelligence émotionnelle ?) (J’aurais bien aimé me rappeler de trucs plus fun genre Sex, Drugs, and Cocoa Puffs, mais cela ne me dit rien, vais jeter un oeil, tiens!)

        Et je suis restée bloquée quelque part entre Denver le dernier dinosaure et Fievel au far west, entre Les Années Collèges (Degrassi Junior High) et Hartley Coeur a vif (ça fait pas beaucoup d’américain tout ça!)…

        • T’en fais pas, moi aussi j’avais des couches dans les années 80 (enfin au début, hein) – c’est juste mon abonnement DVD qui me donne ce capital, eheh!
          Degrassi c’était bieeeen!

    • Ah mais la vision globale nécessite deux choses: ne pas avoir de télé, mais un abonnement Netflix au bord du burnout! (enfin là, j’ai changé de phase, je suis dans ma période nerd-rétrospective-star-wars)

  9. pour réagir à ton message twitter :
    je trouve que le orange-réversible-jaune est le mieux, oui.
    et j’argumente :
    parce que vu que la forme a l’air très sobre quand même, faut aller chercher le fun du côté des couleurs je trouve. Et les autres assemblages de couleur ont un petit côté “j’ai 17 ans et j’ose la couleur pour la première fois” (tu te rappelles quand je mettais des résilles roses avec une mini rouge ? :) héhé)
    bon sinon j’aime bien bleu et rouge aussi, mais vraiment pour toi je vote jaune & orange !

    • Ah merci de ton avis éclairé! C’est marrant, Shanna a eu la même opinion, à ceci près qu’elle trouvait que le vert/fushia faisait plus “moi”, mais que dans l’absolu elle préférait le jaune/orange.
      J’aime bien le côté Sauvés par le Gong du vert/fushia, mais c’est pas un peu too much?
      J’hésite entre ces deux-là, j’avoue…

      (J’adorais ton look résilles roses/mini-rouge. Surtout que t’oublies de préciser qu’il y avait des guêtres roses sur clarks – ça compte)

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