Say you’ll be there

Je suis rentrée de New York, après deux ans, et la raison d’être de ce blog n’est plus tout à fait la même. Pourtant j’ai envie de dire combien New York me manque. Et j’ai *même* envie d’être puante et de rajouter un petit pas comme à vous bien senti.

Sur les blogs de fifilles à fringues hors de prix, récemment, c’était la folie du voyage à New York et le festival du post-à-photos typiques saveur “oh mais cette ville est si géniale, je m’y sens tellement chez moi, et elle me manque un peu, le mode de vivre new-yorkais me correspond si bien”. Gimme a fucking break. Il est impossible de connaître le mode de vie new yorkais après une semaine, si intense et chouette soit-elle – et Dieu sait que ça peut être très chouette, et ce à tant d’égards… Il est impossible de piger New York tant qu’on n’est pas passé par une relation d’amour-haine  qui passe par beaucoup de phases assez intenses. Et moi, j’avais enfin réussi à faire la paix avec cette ville, j’arrivais à peine à cet équilibre où finalement, je me sens chez moi, que je dois partir (ou est-ce parce que je dois partir que j’ai pigé l’équilibre – vaste question, à laquelle Yahoo! Oracle – ou était-ce Paul le poulpe? – n’a toujours pas répondu).

Depuis des semaines, je croise des pages et des pages de blogs de filles bourrées de bonnes adresses “confidentielles” et de découvertes du “quartier de Brooklyn” qui en général m’amusent (sur un mode condescendant, je l’avoue volontiers) mais qui là tout de suite m’irritent autant que les morsures de bedbugs étalées sur mon genou (long story). Chaque année, c’est la même rengaine: 10 ou 15 blogueuses vont passer une semaine de shopping dans Midtown, font un brunch hors de prix dans Williamsburg et se font manucurer par une Chinoise et elles pensent tout savoir. Au final, au cours de toutes mes lectures de blog, la seule note qui m’a paru vraiment taquiner la vérité sur la ville, c’est cet instant putassier d’Elixie, il y a pas mal de temps. Dedans, elle y explique en gros que son moi de Professeur accro au tabac pour pipe (et sans doute aussi à l’opium et au whisky japonais millésimé) est un peu allergique à New York et que New York c’est très surfait et surtout très surévalué en regard du reste de l’Amérique, ce si formidable pays (cf. mon post précédent – enfin surtout la photo). J’étais à Albany en lisant cette note, et j’ai aussitôt pris mon clavier pour lui dire que “oui mais si c’est trop ça” et puis en chemin, j’étais piquée au vif, et je me suis prise à ressentir un peu d’orgueil à vouloir défendre “ma” ville. Et New York, c’est un peu ça: une ville détestable qu’on se surprend à adorer.

New York est une ville sale, c’est un freakshow permanent, c’est tout ce que j’ai déjà dit plein de fois sur le métro (sérieusement: si vous voyez un jour une boîte vide de Big Mac bouger, tout est normal, mais éloignez-vous), c’est des boutiques infestées de bedbugs, trop de choses à faire pour zéro temps, un climat zarbi, et pour couronner le tout, des cupcakes red velvet qu’on laisse rassir faute de temps pour les manger au goûter. J’ai peur de me répéter, mais il faut expérimenter ça au quotidien pour en ressentir le pouvoir d’épuisement, la lassitude, et l’envie d’ailleurs. Quand j’étais à Philadelphie, je me disais que j’avais bien de la chance de n’avoir “que les choses sympas de New York”, mais en modèle réduit pour être moins fatiguée. Quand j’étais à Albany, je me disais un peu pareil, en pire: je me disais que certes, je me faisais un peu chier, mais qu’au moins, j’étais re-po-sée. En bref, j’en avais foutrement marre. Et pourtant… A la fin de la journée, on est tous dans la même merde, et la ville, on la vit ensemble, et c’est ça, New York – par ailleurs, à la fin de la journée, on partage aussi les biergarten, les taquerias à pas cher et les verres de rosé frais dans des ballons de Bourgogne à des terrasses hors de prix.  Donc non: tu ne connais pas New York parce que tu as parcouru toutes les rues de Midtown et Downtown en prenant des photos de graffitis avec un APN hors de prix, ou encore parce que tu en as vu tous les musées et écumé les meilleures boutiques. Tu as juste eu ce que 95% des new-yorkais ne vivent jamais, faute de temps et/ou d’argent: une expérience magnifiée de la ville, et je comprends ton bien-être et ton impression d’avoir bien saisi l’enjeu de cette ville. Mais pour comprendre New York, il faut en souffrir un peu et trouver que c’est quand-même un peu bien. Et pour tout ça (et d’autres choses – comme mon mec), ça va un peu me manquer.

Et tant que j’y pense, digression. New York, c’est surtout: 5 boroughs dont Manhattan est le plus petit. Brooklyn n’est pas un quartier, Williamsburg est à Brooklyn mais n’est pas Brooklyn (pour tout vous dire quand vous êtes dans le Burg, vous êtes déjà presque dans le Queens – et tant qu’on y est, Bedford est une Avenue, si vous parlez de Bedford St., vous vous retrouvez en plein West Village, rien à voir), tout autant que Brooklyn, ce n’est pas “d’un côté le Bridge, de l’autre, Coney Island pour la Mermaid Parade, entre les deux, bah bof”, Brooklyn, c’est une foultitude de quartiers finalement très variés et qui valent tellement plus le coup que la plupart des zones que vous hantez dans Manhattan. Rendez vous service, la prochaine fois que vous allez à New York, et allez voir la skyline depuis Red Hook, allez manger une pizza du côté de Bushwick, à la frontière avec Bed Stuy, faites une expo au Brooklyn Museum avant d’aller bruncher dans Park Slope, allez au cinéma à Cobble Hill, allez voir un spectacle au BAM, dînez dans Fort Greene, et surtout, essayez de faire un Fort Greene – Williamsburg en moins de 40 minutes (impossible) et revenez me dire que Brooklyn n’est qu’un quartier. C’est une ville plus grande que Manhattan, et, pour reprendre les termes d’un coiffeur très inverti de Williamsburg, un jour qu’il faisait une coupe à 120$ à Shanna, maintenant, New York est à Brooklyn (et on espère qu’elle ressemblait au moins à Angelina Jolie, après sa coupe à une brique – ralala, ces hipsters).

A force, je me suis habituée à la chaleur écrasante de l’été new-yorkais, et j’avoue, j’ai un peu peur de mourir de froid quand je vais me poser à Paris et qu’il fera seulement 25. Mais surtout, si je dois être parfaitement honnête à l’issue de ce post fielleux et un brin prétentieux, je n’ai plus d’exotisme américain à faire partager, et j’espère que vous continuerez de m’aimer et de me lire. Hein. Dites.

92 thoughts on “Say you’ll be there

  1. Oh mais c’est tellement mignon… Dans la mesure où le ton et l’esprit restera le même, je serais toujours là. Ce n’est pas tant New York qui m’a intéressée que la prose pour être tout à fait honnête.

    Quant au fond, je comprends ton petit cri de révolte (pour encore mieux faire, il aurait fallu ponctuer deux-trois phrases d’un ‘bordel’ bien lancé). J’ai vécu (moins longtemps que toi à New York mais quand même) en Australie et je dois bien avouer que les réflexions des gens ayant passé quinze jours à Sydney, toutes en clichés et affirmations péremptoires, rendent un peu fou.

    Si un jour tu en viens, alors que tu t’étais promis que ça n’arriverait pas, à commencer toutes tes phrases par “quand je vivais à New York”, give me a call.

    • “Il est impossible de piger New York tant qu’on n’est pas passé par une relation d’amour-haine qui passe par beaucoup de phases assez intenses.”

      J’ai jamais mis les pieds à New York, mais tout cette phrase me fait penser tellement à Berlin et à tout ce que tout le monde pense en savoir en si peu de temps…

    • Merci de comprendre! J’imagine qu’avec l’Australie, ça doit être pas mal non plus, en effet, faudrait que je demande à ma potesse de toujours qui y a vécu par intermittences pendant plusieurs années…
      Je sens que le “quand je vivais à NYC” risque de venir très vite. Rien qu’en regardant la télé française, je risque de devenir vite insupportable…

  2. C’est très bien écrit, et ça sent le vécu / digéré / tellement-vrai.

    Hier soir sur une terrasse j’utilisais à peu près les mêmes arguments auprès d’une fille qui me disait “Non mais tu vois hannnn découvrir Montréal après NYC, je trouve ça forcément nul tu vois hann pasque NYC c’était mon rythme, ma vaïbe et ici tu vois je trouve ça un peu vide et un peu chiant!” (1 semaine à NYC et à MTL depuis seulement 4 jours!).
    En dehors du fait que j’aime tellement Montréal que c’est comme si elle traitait ma mère, elle revenait effectivement de cette semaine typiquement géniallissime new-yorkaise et tellement à dix mile kilomètres de ce à quoi peu ressembler un quotidien dans big apple…

    Je n’ai pas ton expérience de cette ville mais j’ai de la famille là-bas, les voir galérer au quotidien (mais kiffer aussi, ils sont new-yorkais tout de même) et avoir fait quelques visites m’a permis de peser le pour et le contre entre vivre quelques temps à New-York ou venir découvrir le Québec quand je voulais quitter Paris à la recherche d’une qualité de vie meilleure!

    Bref, de bien longues phrases pour dire que je trouve ton analyse super fine et que je me reconnais tout à fait dans tes conclusions!
    Je m’apprête à passer 10 jours top géniallissime à NYC et c’est un de mes arguments “Pro-MTL” ==>> NYC est suffisament proche mais pas trop pour continuer à en cultiver cette vision idéalisée!

    • LOL! J’ai entendu ça pas mal de fois quand je disais aux gens de venir à Philadelphie. Ce qui est marrant, c’est le son de cloche une fois à Philadelphie, où les gens confessent plutôt avoir un peu peur d’être happés par NYC et préfèrent vivre dans une ville plus petite: bref exactement ce que tu dis dans ta dernière phrase en fait. Et clairement, on peut passer des moments formidables à NYC, mais pour la qualité de vie, il vaut mieux aller voir ailleurs (ou gagner 8 smics par mois).

  3. Il n’y a pas de raisons que j’aime moins ton blog maintenant que tu es à Paris (ça reste le dépaysement pour moi), mais je profite de ce post sur New York pour poser une question de touriste (et qui me servira si jamais un jour j’y mets les pieds) :

    Quel est le nom du parc (et où se trouve-t-il) où les gens s’entraînent pour le marathon, qui est au bord de l’eau et au fond on voit Manhattan ? ( UNe bonne partie de l’action de Marathon Man se passe dedans, et, plus proche de nous, il me semble que c’est que va courir Charlotte dans Sex and City) (encore que je peux me tromper, je ne suis pas sûre qu’elle sorte de Manhattan).

    • Oh ben ça me rassure, en fait, alors!
      Pour le parc où les gens s’entraînent pour le marathon, j’ai du mal à dire. Charlotte court dans Central Park en général, il me semble, ça correspond en plus à là où elle habite (UES, Park Avenue). Pour Marathon Man, il me semble que c’est pareil, Central Park, il y a la skyline au fond, et il passe peut-être auprès du Jackie Onassis Mirror. Mais peut-être que tu penses sinon à l’East River park, ou au parc des bords de l’Hudson. Ou alors du McCarren Park à Williamsburg, on voit bien la skyline, mais bon, c’est moins grand, quand-même…

  4. Je ne suis jamais allé à NY, et j’avoue en avoir l’envie depuis des lustres, peut-être en automne, faut que je programme ça avec mon mec.

    Non, moi actuellement je me tape le gros spleen un peu comme toi sauf que moi c’est Paris qui me manque, alors que je suis en vacances, descendu voir ma mère à CLERMONT-FERRAND !!! Bon, j’ai la poté Auvergnate, mais bon en été, ça l’fait limite!

    Je découvre ton blog via un lien twitter, ça me plait bien.

    • Merci! Je sais que la parisianite aiguë peut être dure, mais ça fait du bien, la campagne, non? L’avantage, c’est que tu y retournes après les vacances. Moi, j’irai à NYC comme une touriste, malheureusement. Pour vivre cette semaine si géniale, justement (je vois pas pourquoi je me plains, en fait ;) )

  5. Ce que tu dis sur NYC peut etre dit sur beaucoup de capitales: ayant vecu longtemps a Londres, ca me fait egalement grincer des dents de voir les blogomodeuses s’extasier devant cette ville qui a des cotes effrayants. Bien dit en tout cas.

    • Ah oui, je crois pas que mon discours soit ni très original, ni forcément très spécifique à NYC – à ceci près que NYC est la ville la plus “dure” dans laquelle j’ai vécu (mais par ailleurs, je connais pas Montréal, et tellement d’autres villes!). Juste, y ayant vécu, je dois plus tiquer sur les discours qui portent sur cette ville, et je reste très amère d’en être partie. Contente de l’avoir bien exprimé :)

  6. Pingback: New-York, entre amour et haine | madmoiZelle.com

  7. Hey, tu peux toujours te lancer le défi de faire pareil avec Paris … Bon courage, tu dois déjà savoir que c’est loin d’être NYC !

    En attendant, can’t wait de lire la suite ;)

    • Merci pour l’encouragement! Je vais essayer de faire pareil avec Paris certes, mais j’ai déjà vécu à Paris longtemps (et en banlieue encore plus longtemps), et ça m’a pas fait le même effet électrique que New York :(
      A la fin, Paris, je trouvais ça infiniment plus confort (c’est cool), tout aussi cher, voire plus (moins cool) mais surtout beaucoup trop snob, et ça, c’est le vrai truc qu’on peut pas reprocher à NYC: ses habitants. New York est une ville bourrée de défauts, mais les putains de tarés qui peuplent cette ville en font tout le charme, c’est ça qui fait qu’à la fin de la journée, on est content d’y être…

  8. A toi Paris désormais !
    Et comme résolution de retour, tu devrais peut-être arrêter de lire les blogs de fifilles à la mode histoire de t’éviter ce genre d’agacement ;-)

  9. Je découvre ton blog ce matin et j’ai bien rit :)) Décidemment, on aime à critiquer les bloggeuses mode ces temps-ci sur la toile! Cela dit, en lisant ton post, j’en suis venue à penser que ton ressenti ressemblait étrangement à celu que j’avais envers Paris. Le manse de temps permanent, la vie chère, la course épuisante, la relation amour-haine… Sans doute à moindre échelle qu’à NY mais dans la même veine. Ce qui m’amène à dire que, puisque la plupart de ces demoiselles aux budget fringues illimité vivent à Paris, elles ont peut-être mieux compris l’enjeu de NY qu’il n’y paraît!
    A méditer ;)

    • C’est marrant, pour une fois je ne nomme personne dans mon post pour précisément ne pas passer pour plus agressive que ça ne l’est en réalité. Les blogueuses mode prennent très cher en ce moment, c’est sans doute autant un effet de mode (ahah) qu’un épuisement du concept. En fait, la seule chose qui m’agace vraiment, si je dois être honnête, c’est que comme elles sont beaucoup lues et perçues comme des prescriptrices par leurs lectrices, ça m’énerve de les voir être vues comme la source de vérité sur New York, alors que bon, sans déconner, Abercrombie, c’est l’antithèse du bon plan (c’est donc le magasin qui a dû fermer pour cause d’infestation de bedbugs, au fait, hein).
      Bref: prescriptrices de tendances vestimentaires, ok, admettons, mais prescriptrices sur New York?? euh, là, je veux prétendre au titre moi aussi… ;)

  10. Deux ans apres etre rentrée, ce qu’il me reste de New York, c’est mon Brooklyn. Boerum Hill, mon marchand de glaces, mes take out places, mes cinoch. Brooklyn’s bridge, Brooklyn Heights’ boardwalk, les pitzas et mes bars.
    Bouhou.

    • M’en parle pas… Après, je me la joue puante dans ce post, à dire “il faut sortir des sentiers battus, blabliblu”, mais en vrai, moi aussi, la balade de Brooklyn Heights m’émerveille et me rend d’ores et déjà nostalgique :(

  11. Ce que tu dis est vrai. NYC, a un point faible: ses touristes… qui n’y comprennent décidément rien.

    Je suis partie que 10 jours dans cette ville, mais je pense que si on s’intéresse à l’âme de NYC, il est possible d’en connaître une partie et d’avoir un avant goût de ce que c’est, que de vivre là-bas.

    Bref, elle me manque quand même cette ville (bien sur, pas comme à toi :)), et m’a donné envie d’y vivre (même si à la fin de mon voyage, j’étais très contente de rentrer). En fait, je crois que c’est un endroit où on peut vivre à petite dose, en faisant une pause “ville natale” de temps en temps.

    J’ai en fait trouvé Manhattan un peu surfait et artificielle.. et pas aussi “waouw” que ce que les gens en disaient, mais cela n’enlève rien à sa beauté.

    Pour le climat… c’est vrai qu’il bizarre… 38 à 40° le jour, et la nuit, j’avais limite froid!

    • Ben les pauvres touristes, ils restent dans Midtown et du coup ratent les 2/3 de ce qui est cool… Même si je suis la première à dire que Times Square défonce (aucun new-yorkais n’y met vraiment les pieds, malheureusement) et j’adore toujours autant la vue depuis l’Empire State Building – j’avais fait des posts là-dessus, l’an dernier, sur comment passer une cool semaine de tourisme à NYC quand on est fauché.
      Manhattan est effectivement très surfait, mais n’y vivent désormais que les gens très riches et les touristes. Non, vraiment, ça m’ennuie d’insister, mais la prochaine fois que tu vas à New York, essaie de passer plus de temps à Brooklyn voire dans le Queens.
      Quant à ce que tu dis du climat, ça m’étonne: 38° le jour, ok, mais la nuit, c’est 30° aussi! (sauf si tu avais une clim un peu agressive ;) )

  12. mais justement c’est pas ca l’american dream ? Ce besoin d’idealiser comme tu le decris et en ressortir heureux de toutes ces bonnes choses vecues ? Il y a pas de mal a idealiser, personne n’en souffre

    • Ah mais je n’ai jamais dit le contraire! Tu verrais les clichés que je suis capable de sortir sur San Francisco, par exemple!!!
      C’est juste qu’il faut être conscient du fait qu’on n’a qu’une vision idéalisée, justement, et pas une connaissance réelle du lieu, en quelque sorte… Mais là encore, tu as raison au sens où personne n’en souffre – pas plus que personne ne souffre de mes déblatérations, d’ailleurs :D

  13. Je tenais à ajouter cependant, que ne pas y vivre ou y avoir vécu ne peut pas empêcher d’être amoureux fou de NYC! Même si on ne la connais pas à la manière des NYorkais.

    Cette ville, en 10 jours a réussi à me donner du rêve, m’en a foutu, plein les yeux du début à la fin.

    • Mais c’est précisément ce que je dis!! La ville donne du rêve en 10 jours, et en 10 jours, ce qu’on a, c’est surtout une expérience absolument formidable, géniale et idéale de la ville! Qui dans la vraie vie, est plutôt crevante et du coup, on idéalise moins…
      En fait, le sens de mon propos, ici, c’est moins de dire qu’on ne peut pas être amoureux de NYC au bout de 10 jours. C’est juste qu’être toujours amoureux de la ville au bout de plusieurs mois/années, c’est là qu’est la vraie victoire!

  14. J’ai habité à NY (moins longtemps que toi) et je me suis reconnu dans le sentiment d’haine-amour de cette ville… La ville te bouffe mais te fascine, elle te séduit et t’épuise à la fois. Quand j’en parlais à mes amis restés à Paris, tous me disaient “MAIIIIIIIIIIS C’EST POSSIBLE D’AVOIR LE BLUES, TU ES A NEW YORK !”…
    Hum…. à voir.

    • Nom de Dieu, combien de fois je l’ai eu le “de quoi tu te plains, tu es à New York”… à quoi j’avais envie de répondre “et toi, de quoi tu te plains, tu es à Paris” – c’est sans fin cette affaire!

  15. je suis ton blog depuis un moment et j’aime beaucoup ce que tu écris.
    Je continuerai donc à te lire !
    et je me garde sous le coude tes posts sur NY, pour me donner des idées lorsque j’irai enfin visiter cette ville
    (et je ne connaissais pas les bedbugs…. z’en parlent jamais les blogeus’mode des bedbugs….)

    Merci !

    • Ah cool! Pour les bons plans sur New York, il faut chercher du côté de ces deux posts. Pour les bedbugs, je songe sérieusement à leur faire un sort sur ce blog, mais j’ai peur de perdre de ma caution glamour – déjà que je m’amuse à dire que New York, c’est un peu crado, alors… ;)

  16. je n’ai jamais mis les pieds à New-York, mais je crois cerner ce que tu veux dire… j’habite pour ma part à Milan, et quand je le dis, les reactions vascillent de “trop bien les glaces les pizzas les beaux-mecs et la mode” à “oh mais c’est sale pollué et cher, et en plus y’a des moustiques”… la vérité se situe quelque part entre les deux… quand je suis arrivée ici, après quelques mois d’euphorie je suis passée mode je veux rentrer chez moààààà… pour finalement peu à peu comprendre, apprendre et finir par adorer cette ville, malgrè ces défauts, et pour ces défauts meme…

    • Ben oui, c’est assez ça, en fait. De ce que j’ai cru comprendre, New York rajoute une couche avec ce phénomène où les gens peuvent difficilement rester plus de 3 ans. En gros: c’est 3 ans ou pour la vie, étonnant, non?
      Pour Milan, j’ai une amie qui y a vécu, et j’imagine comme ça pouvait être gonflant pour elle d’entendre tout le temps que “Milan c’est trop nul, attends Rome ou Venise, c’est tellement mieux, blablabla” – moi je lui avais rendu visite, j’avais adoré – trop bien les glaces, les pizzas, la mode ;)

  17. Ahh mais MERCI quoi. J’ai habité trois mois à New York, moins longtemps que toi donc, et je suis rentrée il y a deux mois. Quand j’étais là-bas, je me sentais coupable de ressentir tout ce que tu décris. Je me disais, mais merde ma fille, tu es à New York, arrête de te plaindre, et c’est ce que les gens me disaient aussi. J’ai passé des moments d’extase grandiose et des moments où j’étais au plus bas. J’étais très contente de rentrer en France, épuisée que j’étais. Maintenant New York me manque.

    • Ah mais merci, ça fait vraiment plaisir de savoir que je n’ai pas rêvé ce sentiment! Ca me manque aussi, et je suis perplexe sur Paris – c’est sans doute une question d’acculturation. J’espère en tous cas!

  18. Moi je suis grave ce blog justement pour ce genre d’article, et je ressens un peu le même genre de sentiment pour Paris (y’a un truc qui m’horripile ici c’est les gens qui détestent certains arrondissements, je crois que je pourrais me battre pour ça).

    Et puis ça me pompe les gens qui se fond une idée d’une ville (ça marche avec d’autres trucs) en vacances, et qui ont en plus l’outrecuidance de prendre de bonnes photos.

    Ca doit être dur le retour, trop de nostalgie d’un coup! Bon courage.

    • Je vais créer un front des gens qui en ont marre qu’on parle de leur bled sans rien y connaître, je suis sûre que ça aura tout plein de succès!
      Je suis à fond dans la vague nostalgique: limite, je trouvais les rails du métro parisien un peu chiants à regarder – sans rats, la fête est moins folle…

  19. Ah ok! :)
    Mais sinon je me suis réveillée plusieurs fois la nuit… et j’avais froid. Et non y’avait pas de clim! N’étant pas des touristes qui se tapent Midtown durant 10jours…, j’ai fini dans un hotel très pourri de Chinatown! Avec l’agréable odeur de poisson dès le matin, et toutes sortes d’autres odeurs indicernables!
    Sinon, j’ai trouvé la ville assez propre… mais en venant de Chinatown, n’importe qui trouverait TOUT très propre! Haha. C’est vrai que j’ai bien aimé Brooklyn, même si je n’y suis pas resté très longtemps.
    J’ai préféré top of the rock à l’Empire State bizarrment… mais il faut dire que à l’Empire, j’ai pu m’approché que qqs minutes du bord, il y avait vmt trop de gens!

    Sinon, de tout ce que j’ai fait, ce qui m’a le plus marqué c’est de voir la statue de la Liberté. La plupart des gens en sont déçu, ou la trouvent un peu petite, moi elle m’a littéralement séduite! Times Square c’est génial, toutes ces lumières c’est vraiment magnifique, mais on se rend bien compte, et d’ailleurs tu l’as dit, que ce n’est pas là, la vie des NYorkais.
    Je reviens logiquement l’année prochaine à NY.. j’essayerai le Queens et Brooklyn :)

    • Salut Virgo,

      Je lis ton blog de temps en temps (et d’autres…) et je n’ai pas pour habitude de poster des commentaires. Mais ton post m’a faite réagir : émue, compatissante, mais aussi un peu énervée.

      J’ai vécu pendant 1 an à New York il y a 2 ans (déjà…) et ô comme je te comprends.
      J’ai adoré cette ville, y avoir vécu et l’avoir apprivoisée, à ma façon. J’ai détesté la quitter pour retrouver une France merdique et boudeuse.

      Mais je dois t’avouer que le ton de ton post (et de ton blog en général) est parfois irritant, car à force de critiquer la tendance et celles qui croient la faire, tu imposes souvent TON avis, TES préférences, TES critiques à grand renfort de condescendance et de mépris.

      Mais j’imagine c’est ce qui fait l’originalité de ton blog et c’est bien pour ça qu’avec chaque fois que je viens te lire, c’est en ayant en tête la question “Qui/que va-t-elle défoncer à coup de post cinglant aujourd’hui ?”

      Bonne continuation,

      :)
      Cheers

      • Ecoute, merci pour ce commentaire, tu sais, c’est très bizarre quand tu écris des bêtises sur un blog, et que les gens te lisent sans que tu saches ce qu’ils pensent – laisser ou pas des commentaires, c’est un truc hyper pervers. J’adore en avoir, mais je suis inquiète à chaque fois, j’avoue!

        Pour le ton méprisant ou le côté irritant, quelques précisions:
        Ce blog, c’est moi qui l’écrit, et si tu remontes dans les archives, tu y verras peut-être moins cette tonalité blasouille, et c’est avant tout moi que j’ai toujours tournée en dérision. Me foutre de la gueule des blogueuses filles? D’une, c’est light, de deux, je te dis pas combien j’en ai dans ma blogroll, c’est simplement que je tourne en dérision mon enthousiasme d’avant, car j’en suis revenue – et c’est un peu ça que j’auto-documente (ouais c’est auto-centré, je rappelle que j’ai 12 lecteurs à la base dont 6 sont des amis ou de la famille) – sauf ponctuellement quand Elixie ou Fab disent “allez lire Virgo, elle est cool” (je précise que je les connais pas irl). Critiquer les approches de New York? je les ai eues par le passé (tu verrais mes posts de 2006 sur NYC, c’est pénible d’enthousiasme juvénile, et d’une banalité à pleurer). Bottom line is: je ne méprise pas vraiment le monde à part parfois moi-même (et je ne dis pas ça pour me défiler ou par posture, si je trouve qqch digne d’être critiqué, c’est souvent parce que c’est un travers par lequel je suis/j’aurais pu tomber).

        Deuxième chose: je n’écris pas tous les jours, et j’écris quand je pense que ce que j’ai à dire peut répondre à qqch que j’observe (la plupart du temps sur le web). Je n’ai pas pour politique de systématiquement me démarquer non plus, je suis souvent dans le courant – mais c’est plus chiant à lire. Si je faisais un post sur The Hills qu’est trop cool (j’ai noyé mon Twitter dedans) ou sur le cinéma de John Hughes que j’adule (80% des gens s’en foutent), eh ben ça marcherait moins et je saurais moins comment le formuler. Maintenant, que j’impose MON avis, MES préférences, MES critiques… eeeeuuuuhhh c’est normal, non? Le but du jeu, c’est que j’écrive ici ce que je pense, de manière tout à fait péremptoire, non fouillée, mais aussi totalement critiquable, à vrai dire. Le truc étant que j’ai pas assez de lecteurs pour susciter de la critique non plus, ceux qui commentent sont ceux qui aiment bien, je n’ai pas assez de visibilité pour que qqn qui aime pas prenne la peine d’écrire qqch en commentaire.

        Enfin, je fais aussi des posts non-critiques, non-je me démarque de la doxa, non-prise de position forte. Et je les aime tout autant – voire plus. Mais ils ont souvent zéro à 2 commentaires. Soit ils appellent pas de réponse (peut-être), soit ils emmerdent le monde (sûrement). Bref, in fine, les seuls posts que les gens reviennent lire ce sont ceux où je critique, mais ils doivent représenter 20% au grand max de mon blog. C’est ça de pas être une influente. Et sur ce post précis, je pensais même pas que ça serait perçu comme une critique des autres. Pour moi, ça devait avant tout être vu comme la complainte d’une whiney kid qui se casse pour de bon de New York, à qui ça va manquer certes, mais pour qui ça remet en question plein de choses (merde, mon mec vit toujours à Brooklyn, et je sais pas vers quel avenir pro je m’engage!)

        Enfin, pour terminer, ça te ferait plaisir si je te disais que mes deux parents m’ont toujours reproché d’avoir un esprit de contradiction un peu trop prononcé. Et que je leur ai toujours répondu “mais non, c’est pas vrai du tout”?

    • Ah, Chinatown… J’avais fait un post dessus, mais je suis pas sûre de mettre le lien, déjà qu’on me reproche d’être méprisante, on risque de me reprocher d’être politiquement trop incorrecte, donc bon.
      Moi aussi j’aime mieux Top of the Rock, tout simplement parce qu’on y voit l’Empire State, ce qui n’est pas négligeable! En revanche, je suis jamais allée à la statue de la Liberté, jamais eu le courage, eheh!

      • Elle est pourtant TROP BELLE à voir! J’aurai voulu monter dedans, mais… tous les billets étaient vendus! Sinon Chinatown c’est pas si mal, quand ils leurs arrivent de nettoyer la rue!
        J’ignore la raison, mais le dernier jour de mon voyage… ils ont TOUT nettoyé! Il n’y avait plus un seul papier sur le sol, les poubelles étaient RANGEES!! Et ça ne sentait plus le poisson! Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ce jour là, mais j’en suis restée sans voix! S’ils faisaient ça plus souvent, le quartier serait 10x plus agréable!

  20. Hop, j’y vais de mon petit comm un peu en vrac, c’est parti.

    – New York, j’en ai eu très envie mais là, j’avoue que c’est un peu passé parce que c’est trop “hype”. Je veux dire que j’ai l’impression que si à 30 ans, t’as pas vu NY et fait ton shopping sur la 5th, t’as raté ta vie. Parce que NY, c’est Sex and the city, Gossip Girl, Anna Wintour, le shopping, la mode, quoi. Youhou mais trop super ! Sauf que j’ai un peu bossé dans le milieu féminin (et que je viens d’y retourner) à quelques mètres de l’avenue Montaigne donc je ne vois pas bien pourquoi je me taperais 6h d’avion pour voir un truc que j’ai à quelques mètres de moi tout le temps. Ce qui m’intéresse à Ne-York, c’est le gigantisme, l’architecture, la skyline, le “prends toi ça dans la gueule, petite fourmi”. Du coup, NY pour moi, ça va pas être de suite, un peu trop lassée.

    – Oui, c’est agaçant les préjugés sur Paris, les gens qui me disent “han mais Paris, c’est trop géniaaaaaal, tu peux faire tout le shopping que tu veux, voir des milliers d’expos et tout”. Oui, bien sûr… Sauf que Paris, je ne fais pas qu’y vivre, j’y travaille surtout, ça me prend 5j/7 et je ne suis pas forcément motivée à utiliser les 2 jours restants à courir toutes les expos, ventes presse et co. On a aussi la version “han mais Paris, ça craint, t’as pas peur le soir?”. Ben non, Paris, j’y vis et j’y sors (quand même) et même que parfois, je me retrouve à minuit dans des quartiers censément craignos et qu’il ne m’arrive strictement rien. Mais ok, je ne vais pas à la Goutte d’or non plus.

    – Pour l’histoire du ton prétentieux, Virgo c’est ma pote donc je la connais et sais prendre le recul nécessaire pour la lire, ok. J’adore les tons un peu cinglants et sarcastiques, ok, j’aime bien quand on démonte certains trucs, ok. Il n’en reste pas moins que c’est un ton, le sien, et qu’il faut un peu prendre du recul. Ce blog est le sien, l’expression de son avis et n’engage qu’elle, j’ai envie de dire. On n’est pas toujours obligés d’exprimer son opinion de la manière la plus neutre et lisse possible car un blog n’est pas une dissert de philo et surtout, surtout, qu’est-ce qu’on s’emmerderait sinon !

    Sur ce bisous miss, on se cale un déj ou un verre dès que tu es dispo et remise de tes émotions ;)

    • Ach, de toutes façons, il paraît que je prends ça trop au tragique – c’est que quand on n’a pas de lecteurs, en choper plusieurs milliers d’un coup, ça intimide un peu, j’avoue!!

      Par contre, je pourrais te faire des choses très vilaines pour cette phrase: “Parce que NY, c’est Sex and the city, Gossip Girl, Anna Wintour, le shopping, la mode, quoi.” – je comprends que, vu ton milieu pro, tu ne sois confrontée qu’à cette image de NYC et qu’à ce compte là, la ville ne t’attire pas des masses – comme tu dis, tu en manges déjà à la maison. Sauf que. New York c’est pratiquement plus ça, c’est tellement d’autres trucs, c’est tellement plus dark, plus drôle, plus fou, plus tout – et même au niveau de la mode, c’est incroyablement plus sympa de se fringuer à NYC qu’à Paris, en fait. Bref, New York c’est surtout pas ça, et c’est ce que j’espère avoir un peu montré dans ces pages (d’où d’ailleurs mon agacement vis-à-vis des blogs mode qui ne véhiculent que cette image de la ville et en font un univers factice). Donc en effet: attends que ce cliché soit retombé pour de nouveau pouvoir profiter de la ville si tu y vas un jour.

  21. Ah oui, j’ai pensé à toi et à ton retour en France. Ce petit post en forme de coup de gueule lettre d’au revoir à NYC est très bien tourné.
    Et tombe à pic puisque je pars demain pour New York et je vais y passer deux semaines, et j’entends bien sortir de sentiers battus.
    Finalement, j’ai trouvé un appart à Long Island City et j’ai passé hier soir la soirée avec le gars qui y vit qui m’a donné max de bons plans et conseils (notamment Astoria)
    So excited!!
    Moi je suis une parisienne non blasée et j’ai la chance de ne pas avoir à vivre le RER aux heures de pointes et autres horreurs du cru. Je suis encore amoureuse de ma ville, et j’adore la découvrir comme une touriste.
    Donc si jamais tu as le blues parisien, je te donnerai avec plaisir des petits trucs pour rendre la vie plus jolie (non je ne parle pas de drogues).
    Tu vas habiter dans quel quartier?

    • Ah super, j’espère que tu vas bien profiter! Je ne connais pas bien LIC, mais je sais que j’en ai entendu bcp de bien – et il y a beaucoup de galeries d’art & co, là-bas (oui bon: et le PS1). Bref, profites-en bien, et amuse-toi bien – comme je disais, on ne peut qu’avoir une expérience magnifiée et idyllique de la ville quand on y va quelques jours!
      Et je prends note pour Paris, je n’hésiterai pas à te contacter :)

  22. Toute la vérité surgit enfin ! Ayant vécu 2 ans aussi à Brooklyn, puis 2 ans à Berlin, je n’en peux plus d’entendre les gens qui y reviennent de vacances et argumentent à coup de “si si, c’est une ville extra, je comprend pas comment tu fais pour être comme ça” tout en étalent leur pseudo-nostalgie de la ville et ne voulant soudainement ne manger plus que des bagels, cupcakes et autres grilled-cheese. “Ah la la, je comprends pas pourquoi à Paris on n’a pas de hot dogs ou de cafés à emporter…. Ça me maaaaaanque”. Huuum, ils ont pas vécu les cafards qu’on trouve le matin dans sa baignoire, les souris dans la cuisine (l’un ou l’autre mais souvent au moins un des deux), la peur des bed bugs qui te ruinent la peau et te traumatisent à vie, les rats dans le métro évidemment, la bouffe qui te fait péter un câble au bout d’un moment (tu ne rêves que d’une vraie baguette et d’un camembert pas pasteurisé) et tout autres joies New Yorkaises…

    • MOTHER F#$%*&@ Bed bugs

      et la règle de deux-trois ans: les gens restent en moyenne pour cette durée (2-3 ans donc) et repartent: tous les étés, tu as un tiers de tes amis qui se cassent. c’est pas cool. il y avait cette meuf qui te demandait la durée de ton visa avant de te parler: en dessous de 5 ans fuck it. (j’étais bon, mais elle était gonflante).

      le post essaie bien de dire ce côté “NY 10 jours, c’est hyper cool, y vivre plusieurs années c’est moins facile – surtout on a tight budget, de grad student ou autres”.

      d’où le mythe de la vie apaisante de la cote ouest qui ressort. “I’m telling you, if the pilgrim fathers landed on the bay area, there would be no east cost today, it would be a dump“, “yo 0+>, je me suis fait refaire le nez, you wouldn’t notice the difference it’s perfect“. “il se couche tôt, il vit a LA. Il s’emmerde, mais c’est cool. Il revient le week end prochain, vient on ira chez Spin”.

      et tes potes de France qui viennent et disent: “c’est cool une semaine a NY avec toi, mais, putain, je me suis jamais mis des charges aussi fortes aussi souvent. Genre, euh, c’est toujours comme ca? whisky a gogo? long island?” “bah tu sais…”

      En écrivant le “MOTHER F#$%*&@ Bed bugs” j ai pense a une blague d’Obama. (contexte: discours de Obama jour de la fete des meres)

      ” and Rahm is not used to having to say the word ‘day” after ‘mother’ “

      • le post essaie bien de dire ce côté « NY 10 jours, c’est hyper cool, y vivre plusieurs années c’est moins facile – surtout on a tight budget, de grad student ou autres ».
        C’est exactement ça.
        Et j’ai pas développé sur la côte ouest, mais c’est effectivement l’autre pendant. Ma semaine à San Francisco était tellement cool à tellement de points de vue que j’étais dégoûtée de revenir à New York, surtout que le soir-même, j’ai dû avoir 2 ou 3 mecs qui parlent tout seuls dans le métro, 5 mecs bourrés, 8 obèses, etc.
        Et oui, manger au resto tous les jours, et boire beaucoup tous les soirs, c’est vachement cool, pendant 1 semaine/10 jours, plus longtemps, c’est lassant. Là, par exemple, ça fait 5 jours que je suis pas allée au resto – eh ben depuis 1 an, je crois que je tiens un vrai record! :o

    • La vérité triomphera!!!
      J’ajoute que j’ai eu droit à TOUT ce que tu décris, mais aussi aux rats qui se promènent dans ta bouilloire et bouffent tes céréales. C’était hardcore.
      Et fait amusant, quand je visitais NYC, je ne pensais que Bagels au retour, et là, curieusement, ça me manque pas du tout.
      Mais bon. Y a tellement d’autres trucs qui me manquent. Ce fait de marcher dans les rues en fin de journée en évitant soigneusement de marcher trop près des poubelles et de voir que tout le monde fait pareil, les barbecues sur des terrasses en fin de journée, des machins comme ça… Bref, c’est crade, mais ça manque quand même…

  23. Post tres bien ecrit et qui resume tres bien ce que je ressens mais de l’autre cote de l’ocean. Je vis a Londres et j’en ai plus que marre de ces post: “kikoo-lol-mon week end a Londres- cupcakes-topshop” et des fois j’ai envie de hurler: Mais bon sang c’est juste une ville!!! Merde!
    :)

    • Nom de Dieu, mais “+1” comme on dit sur les forums! En fait, mon énervement tendance puant n’a pas de sens si on ne vit pas la lecture quotidienne de blog de nanas niaises qui s’épanchent sur les cupcakes que “c’est trop chou mais pas très bon en fait” (erreur, c’est pas forcément chou, mais VACHEMENT bon – j’adore la crème au beurre, c’est ma passion) et autres “mes bons plans shopping”. Hum bref. Toi-même tu sais!

  24. Je viens de voir que tu suivais Lindsay Lohan sur twitter et ca me fait bien plaisir de savoir que je ne suis pas la seule accro. Cette fille est tout simplement genial

    • Cette fille a l’âme d’une icône rock, c’est con que ses chansons soient des produits Disney à la base… Et ajouter de la taule à son pedigree… quel talent!

  25. Salut Virgo,
    Je lis ton blog depuis quelques mois…
    J’habite à Boston (enfin juste à côté) depuis 5 ans et tous les Français venant me rendre visite ne pensent qu’à une chose: NYC. Alors je les y envoie en début de séjour et quand ils reviennent, ils sont ravis de se re-po-ser un peu et je ne les entends plus! (Par ailleurs est-il utile de dire que j’adore NYC… Pour quelques jours…)
    Quel bonheur de lire tes remarques sur les blogs de modeuses qui mettent 3-4 photos artistiques d’un hamburger (qui a dû leur coûter un bras) et déclarent que les states c’est tellement 2010!
    Les US au quotidien sans être un privilégié d’expatrié dont la boîte paye tous les faits et gestes (aucune animosité, plutôt de la jalousie), c’est TRES dur. Je critique sans cesse le système et pourtant, je ne supporte pas que des Français n’y ayant jamais mis les pieds s’y essaient (let alone n’y ayant jamais vécu).
    Bon, je ne sais pas si je suis hors sujet mais enfin, j’ai aimé ton post!
    Et je serai heureuse de lire tes commentaires sur le choc des cultures (;-)) de ton retour en France.
    Continue!

    • Expat’ du monde entier, unite!
      Bon, du coup, ton Boston a été mon Philadelphie, en quelque sorte! Sauf que finalement, après deux ans, et tout, j’ai fait ma paix avec New York, et maintenant, je suis prête à accepter la magie de cette ville, en quelque sorte. Mais ça a été dur… Et effectivement, sans pognon, c’est encore plus dur! Quand on y pense, vivre avec 2000$ par mois à NY alors que l’année précédente, en 2 semaines de vacances, j’avais dépensé 1500€ rien qu’en shopping et resto, ça relève du miracle!
      Et promis, dès que j’ai matière (ou inspiration), je parlerai du choc culturel. A commencer par la mignonnité des souris sur les rails du métro parisien versus les fat rats sur les quais de Bed Stuy!

  26. Interesting tout ça. C’est effectivement un peu puant, mais c’est annoncé, et c’est bon de se vider les tripes. Et puis tu fais bien ce que tu veux. Finalement, tout ça est assez simple: vivre 10 jours ou 2 (ou 10) ans dans n’importe quel bled (bled=rue|quartier|ville|pays), c’est simplement pas pareil. On aurait pu s’en douter, mais ça mange pas de bagel de le rappeler.

    Enfin pour ma part, ce que je retiens, c’est qu’on a un post long à faire sur SF et la Californie :-)

    • Oui, c’était plus pour me vider les tripes en mode Calimero que pour faire un statement incroyable ou à plus forte raison envoyer chier la moitié de la planète, à vrai dire (mais disons que j’étais consciente des effets secondaires non-désirés du message – c’est qu’y a pas de message, mais que ça peut être perçu comme un message, brrrrref!) Effectivement, le truc drôle, c’est que je peux m’épancher sur comment je connais NYC mieux que les autres, et plein de choses comme ça, en même temps, le discours que je conspue sur NYC, je le pratique à mort sur San Fran – mais c’est votre faute, aussi, à force de me dire que j’ai fait plein de trucs typiques ;)

  27. Le pire du pire, je crois que c’est encore ceux qui ne sont jamais allés à New York et qui adulent cette ville pour les raisons que tu as énoncées et qui EN PLUS, décorent leur appart avec des photos de building, des horloges “I <3 New-York", des taxis jaunes posés sur une étagère et des aimants de la 5ème avenue sur leur frigo.

    Je précise que je ne suis jamais allée à New York. L'image que j'en ai est faussée par les films et les séries TV. Mais bien que cette ville ai l'air pleine de surprises, elle semble aussi tellement loin de la réalité. J'ai l'impression que c'est une ville qui ne peut justement exister que dans les films et qu'elle est très loin d'être accessible aux non newyorkais lorsque l'on veut s'éloigner des coins dits touristiques.

    • C’est un peu le problème de New York. Cette ville est tellement omniprésente dans les médias en tous genre, chantée par des gens qui vibrent de cette ville (mais qui y sont depuis 10 ans et quelque, hein) que du coup, tout le monde pense avoir son mot à dire sur la ville – et sans doute à raison. Mais ça n’a toujours rien à voir avec l’expérience d’y avoir vécu! Et c’est accessible, c’est juste pas comme on l’imagine :)

  28. Expat depuis 10 ans au Youké, j’ai envie de distribuer des baffes aux blogueuses (ce sont surement les memes..) qui y vont de leur “London est so trendy” et “ouah regardez j’ai un look trop British”.
    C’est ou que je signe pour le club??!

    • Attends, London c’est trendy, y a Topshop et Primark, on y mange des cupcakes fluo et on peut croiser Kate Moss dans la rue en allant à un concert de rock (tous les soirs). J’ai pas bon?

  29. Ce post n’est pas fielleux, il est sincère.
    Moi qui ne connait New York que via les films, les séries et les livres, je sais que c’est une ville que je veux découvrir. Mais alors pas comme une touriste, parce que c’est on nous en a amplement abreuvé dans Sex & the city & co.
    Moi, je veux voire le New York dont tu nous parles. Il me fait bien plus rêver.

    Ceci étant, Bon retour à Paris!

    • Ah ça oui, il est sincère, je l’ai un peu écrit sur le coup du blues du départ, mais il a pris des proportions que je n’avais pas imaginé (ça me fait plaisir, hein!)
      Merci pour le retour à Paris! :)

  30. Ton NYC me donne encore plus envie… malheureusement quand j’aurais la chance d’y aller je n’aurais qu’une semaine et du coup je serais obligé de faire la version magnifiée de cette “ville”, par manque de temps et par peur de sortir des sentiers battus je dirais.

    Sauf si j’ai la chance d’avoir un guide qui ‘aime/deteste’ NYC comme toi :D

    Au final mon rêve serait plutôt de voir le reste, les choses où les gens ne vont peu, les villes typiques (genre Bon Temps de True Blood)

    Merci pour cet article (1er que je lis), et je m’en vais découvrir le reste de ton blog.

    Bisous

    Anne-Charlotte

    • “obligée”, c’est cool, hein! C’est plutôt de la chance! Disons juste qu’il faut être conscient de ce que ça n’a pas grand chose à voir avec le New York des gens qui y habitent tout bien réfléchi. Et je sais que c’est un peu enfoncer une porte ouverte dit comme ça, mais ça mérite d’être dit au sens où il y a tellement de films et de séries se passant à NYC que tout le monde croit déjà un peu connaître avant d’y être allé. Et dans ces cas-là, j’ai envie de répondre “sans déconner, les mecs…”
      Pour Bon Temps, je suis d’accord que le côté bayou moite a un potentiel assez attirant (sauf niveau moustiques, j’imagine…)

  31. moi j’y suis allée l’année dernière, je ne suis pas restée longtemps (5J) mais j’ai été assez déçue
    je m’attendais à la vision de NYC des films américains et en fait ben comme tu dis New York ça pue
    je n’ai pas eu le temps de tout visiter (il faudrait de nombreux mois à mon avis) mais une chose est certaine c’est que je n’aurais jamais envie d’y habiter
    j’ai vu des gens rentrer chez eux dans des presque sous sols, des gens pressés à Grand Central contourner avec précaution des sans abris (c’est pareil à Paris mais les gens marchent moins vite), j’ai vu des femmes en tailleur, escarpins dans le sac et chaussures de sport au pied, je me suis dit que jamais je ne voudrais être si pressée que je ne pourrais pas porter les chaussures qui vont avec ma tenue
    non, je crois que je n’ai pas aimé NYC même si une fois rentrée j’ai eu envie d’y retourner … bizarre hein

    j’aime beaucoup ton article, ça change et au moins toi tu sais de quoi tu parles !

    • Ben c’est relativement fidèle aux films, mais ça dépend quels films: si tu te penches sur le NYC tel qu’il est décrit dans les années 80-90, ça rejoint plus ce que tu en as vu. Ce qui est montré dans le Diable s’habille en Prada et autres SATC, c’est un NYC de riches, qu’on voit pas forcément…
      Le truc au final, c’est que NY laisse rarement indifférent, c’est sûr!

  32. Personnellement j’ai des liens très fort avec Tulsa.
    Je n’y suis jamais allée mais je pense que cette ville doit devenir la prochaine ville so trendy cupcake kikoolol.

    Sinon New York j’ai beaucoup aimé, mais un peu comme une grosse touriste de base quoi. Une fois y a une clocharde qui m’a pissé sur mes pompes. Alala New York me manque. *soupir*

  33. C’est pour partout pareil. On ne peut pas savoir/connaitre réellement une ville ou un pays juste parce qu’on y est allé un peu en vacances.
    Quand tu vis quelque part et que tu entends par d’autres ” ah ça doit être trop chouette, le rêve” ou qu’on te demandes ” mais pourquoi tu en es parti” ça fait rire doucement.
    Il y a la vision vacancière et la vision indigène.

    • Ben justement, c’est là que je dévie un peu malgré tout. A la fois, oui, c’est pour partout pareil sur la vision touriste/local. A la fois non, au sens où New York apparaît tellement dans la culture populaire que tout le monde se sent un peu une familiarité avec la ville qui à mon sens biaise un peu les choses…

  34. Ahhhhhhhhhh je comprends mieux (ou pas en fait lol) en tout cas je vois la news qui m’avait échappé !
    Bon bah have fun in Paris… c’est quand même bien Paris, et sans doute que quand tu y retourneras à NY, bah tu l’aimeras fort fort !!

  35. Je dois dire que je te comprends, prendre des “leçons” de gens qui savent tout parcequ’ils ont lu un guide et qu’ils ont fait 15 jours en voyage organisé en Chine alors que tu y vis depuis 3 ans, ça me parle.
    Mais il faut savoir également faire preuve de compréhension, on peut juste avoir envie de partager ses découvertes et ses coups de coeur, sans prétention aucune et certainement pas celle de tout avoir vu/vécu, New York est une ville géniale à visiter et que j’adore “en mode touriste”, je n’ai jamais prétendu dire autre chose ;-)

    • Deux choses: merci pour ton commentaire (rha ta collection de sacs à main… *bave*)
      – en fait, je suis d’un côté hyper contente des réactions à ce post (on écrit pour être lu), d’un autre, un peu emmerdée que son succès lui donne un sens qu’il n’avait pas. Du coup, pour resituer le truc, je l’ai écrit à l’aéroport de Toronto, en attendant ma connexion pour Paris, alors que j’étais un peu triste de partir définitivement de NYC. Pour moi c’est clairement un post un peu Caliméro, complètement personnel, arrogant et pas compréhensif. C’est assumé (mais ça l’était surtout dans la perspective où pas beaucoup de monde le lisait :) ). C’est ce moment où on a envie d’envoyer chier le monde parce qu’on a les boules, même si le monde ne nous a rien fait, et qu’on a envie de dire allez vous faire foutre, moi je sais ce que je sais, et pas vous. Et bon, sur un blog, je l’ai transcrit à partir d’un phénomène de blogs, fatalement.
      – par ailleurs, pour les posts de touriste sur les blogs, si je dois être parfaitement honnête, c’était surtout l’année dernière où j’avais été un peu consternée par la répétition du même (oh, téma la maison de Carrie Bradshaw dans West village!!) – mais soyons honnête: je montre ça à mes copains touristes moi aussi ;)
      Bref, tout ça pour dire: oui, c’est de la mauvaise foi, ça sonne méprisant, etc. mais c’était surtout “cathartique” en fait (j’ai vu Inception, l’autre jour)

  36. Virgo! Ok bon je lis ton post avec retard! Mais j’aiiiime quand tu parles de New York. J’suis tout aussi faché contre ceux qui pense appréhender la ville en un clin d’oeil et qui en tombe amoureux instantanément, voulant y vivre et tout et tout. Mais en même temps, avant d’y vivre pour de bon, j’étais l’une d’entre eux! Anyway. Dommage qu’on ne se soit pas croisées à BK! J’adore mon Fort Greene, mes petits spots anti-touriste et Time Square est synonyme d’enfer pour moi. Je te comprends. Je suis d’accord. En fait je suis jalouse de pas avoir écrit ce post! ahah! Cheers

    • Merci! En même temps, tu vis à Brooklyn, donc c’est normal! Et moi aussi, je suis passée par la case touriste-à-Midtown, forcément! Et je pensais que BK, y avait rien à y faire, et tout et tout. On grandit, que veux-tu!

  37. Premier commentaire (très fade et premier degré) pour t’assurer que oui, je resterai une fidèle lectrice. Tu pourrais être à la côte belge ou à la frontière indo-pakistanaise que j’aurais envie de lire ta prose…
    J’espère que le choc thermique avec Paris ne t’as pas collé une broncho-pneumonie!

    • Le choc thermique de Paris me déprime complètement: j’ai pas ressorti un short ou un t-shirt sans soutif depuis trop longtemps – l’été n’est plus, c’est triste.
      Mais merci de me lire :)

  38. Pingback: Quelques mots sur Berlin… « LaReineZenobie

  39. Pingback: De retour (?) « The Urban Girl's Blog

  40. j’arrive après la bataille, j’avais lu ton article mais je l’ai recherché parce que je pars dans 2 semaines pour un semestre… j’ai pas trop de fantasme pour cette ville, je me rends compte que vu le budget je vais pas avoir d’autres choix que de vivre à Bushwick et m’épuiser dans les transports en communs… mais ce post me fait rire parce que j’ai échangé des mails avec une potentielle future coloc (brooklyner, donc)qui m’a fait tout un foin de sa semaine à Paris, c’était magnifique quelle ville parfaite et mignonne et comme tu as trop de la chance de vivre là bas… Ahum. Sinon, je vais lire tes posts de bons plans et de combat contre les bedbugs (au secours!!!) et donc : merci pour ça!

    • Oh, bon courage pour le semestre, c’est super!! Même avec peu de moyens, on passe un super moment à New York, c’est juste que, quand tu liras ce qu’en disent les personnes qui y viennent en vacances (ou qui sont banquiers d’affaire ou héritiers), tu n’auras pas le même vécu. Bushwick, c’est le quartier à la cool, moins cher que Williamsburg, donc en fait avec l’esprit du ‘burg du temps de sa superbe… Si la Ligne L est fidèle à elle-même en hiver, tu vas un peu galérer au début, mais ça va passer vite. Et n’oublie pas d’aller dîner à Northeast Kingdom, mon restaurant préféré là-bas!!

  41. Pingback: On Bended Knee | Virgoblog

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