Recette pour un period drama réussi

Prise d’un relent d’anglophilie, et après avoir regardé près de 25 heures de campagne anglaise et de demandes en mariage refusées ou acceptées (campagne et demandes que j’avais déjà vues – effet nécessaire de la déprime de l’automne), je suis en mesure de caractériser les éléments clés qui feront de votre period drama la star de la rentrée télévisuelle de ce côté-ci et de l’autre de l’Atlantique. En effet, et c’est bien connu, la seule chose qu’une fille aime plus qu’une comédie en Manolo Blahnik, c’est une comédie en robe géorgienne ou victorienne, impliquant des bals, avec des danses de salon et surtout beaucoup beaucoup de gossip. Tout simplement parce que le period drama fait appel à la sainte trinité du soin capillaire, de l’homme viril et du cul pour flatter sa spectatrice. Décryptage.

(Prends note, ô toi, à la CW, quand Hellcats se sera cassé la gueule parce que le hip des cheerleaders et la présence d’Ashley Tisdale ne suffiront pas à empêcher l’inévitable de se produire – comme si la Tiz suffisait à porter une série sur ses épaules…)

A toutes fins utiles, je ne saurai trop vous rappeler que, comme chez toute geekerie à mythologie, il existe des tabous. Ainsi, il m’arrivera d’évoquer plusieurs adaptations d’Emma ou de Mansfield Park dans ces lignes. Cependant, Pride and Prejudice a été adapté pour la BBC en 1995. Je pense qu’on peut pudiquement considérer cette adaptation comme intouchable (Joe Wright a essayé en 2005, il a failli mourir piétiné par une horde de MILF britonnes).

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– S’adjoindre les services d’un bon coiffeur.

Une héroïne ne doit pas simplement être belle. Le spectateur puriste sait ce qu’a écrit Jane (ou Charlotte, ou George ou Elizabeth), à savoir que les personnages sont rarement caractérisés par une beauté stellaire (c’est-à-dire qu’on n’était pas encore tout à fait dans le paradigme Barbara Cartland). Cela étant, c’est injouable à l’écran. Ainsi, l’adaptation de 1983 de  Mansfield Park est à la limite de l’insoutenable tant j’ai jamais vu autant de gens vilains réunis dans un même casting (c’est un peu effeuiller la marguerite dans le pot-au-feu, comme disait l’artiste). A l’inverse, si Billie Piper est plutôt jolie en girl-next-door prostituée dans Secret Diary of a Call Girl, sa version de Fanny Price fait hurler à l’erreur de casting, on a l’impression que Belle de Jour est sortie tout droit d’un de ses jeux de rôles pour clients londoniens fortunés (dans le roman, Fanny Price a pour projet de vie de se marier avec un pasteur). Il faut réussir à  trouver une fille jolie et sophistiquée c’est-à-dire “pas trop playmate”. Sophistiqué, en langage profane, ça veut dire que la demoiselle aura de jolis cheveux.

Sublime ananas capillaire sur la tête de Romola Garai/Gwendolen Harleth

Rendons grâces au Dieu des capilliculteurs pour les innovations technologiques L’Oréal Professionnel, Redken et Kérastase. La chevelure étant, suivant toute bienséance, souvent remontée en un chignon orné de jolies anglaises, sans renfort suffisamment puissant d’extensions ad hoc et d’hectolitres d’Elnett, c’est un peu le festival de la queue de rat et de la crotte de souris sur la tête. C’est impitoyable, même une nana plutôt jolie au départ deviendra semi-moche (oui, je te regarde, Jane Bennet 1995 – au passage, bonjour la carrure de déménageur sur robe Empire quand le cheveu relevé est foiré). Ergo des actrices supportant des coiffures courtes, type Carey Mulligan (Isabella Thorpe dans l’adaptation 2006 de Northanger Abbey) ou Keira Knightley (Elizabeth Bennet dans Pride and Prejudice 2005). La gagnante toutes catégories confondues est sans conteste Romola Garai (Gwendolen Harleth dans l’adaptation de Daniel Deronda, Emma Woodhouse dans l’adaptation 2009 d’Emma)- je sais pas de quelle vierge russe elle a piqué le scalp, mais le rendu est canon quelle que soit la coiffure, et elle porte très bien le postiche.

Notons qu’on tient là un vrai débouché pour Lindsay le jour où elle comprendra enfin que OUI, même si c’est juste un tout petit rail de C, son dépistage de substances le détectera.

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– Des ridules aux coin des yeux pour les hommes.

Dans un period drama, une femme peut être juste mignonne, la robe fera le reste. En revanche, faire passer une aura de mâle alpha quand on est engoncé dans un costume à lavallière, qu’on doit assumer des bas, qu’on est souvent affublé de rouflaquettes, de bouclettes ou de tout autre attribut complètement turnoff sans pour autant avoir la possibilité d’un début de barbe, qu’on doit donner dans la révérence et la danse de salon, forcément, c’est plus ingrat. Pourtant, le héros masculin doit cumuler de transpirer le sexe, la sécurité et la tendresse (le lol en plus si tout va bien, pardon, le wit). Le tout communiqué en un regard (on a bien compris que le reste ne faisait pas vraiment l’affaire). Là encore, c’est une erreur de penser qu’il suffit de caster un bel homme (même si c’est un impératif: Mark Strong a coulé une adaptation d’Emma en 1995). Il est à noter pourtant tout ce qui se fait de fantasme anglophone est plus ou moins passé d’une manière ou d’une autre par le period drama: Colin Firth, Hugh Grant (si si, Edward Ferrars), Ewan McGregor, Jonny Lee Miller, James McAvoy, Jeremy Northam, Hugh Dancy, (pas Jude Law, mais un de ses succédanés s’est collé au rôle de Tilney dans la dernière adaptation de Northanger Abbey). C’est comme un rite de passage devant le jury impitoyable de l’Anglaise moyenne, où l’erreur de jeunesse pardonne rarement. Hugh Dancy et Ewan McGregor ont souffert de leur jeunesse – on murmure même que Hugh Dancy a complètement renoncé à ses balls pour jouer Daniel Deronda, tssk tssk.

La solution qui marche, c’est donc de choisir un gazier qui aurait des ridules au coin des yeux.

Richard Armitage/John Thornton et Jeremy Northam/Mr Knightley, ou la malice de la ridule

La ridule crée l’expressivité du regard, et subséquemment l’expérience de l’homme mûr. La ridule crée en outre une virilité sympa car riante. Car, et nous ne voulons pas aller sur ce terrain, la virilité pas sympa au XIXe siècle, c’est SOS Femme molestée et violée.

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– Du line-dancing bien élevé et de qualité

C’est l’équivalent de la scène de baise dans toute autre production. Ce moment où l’intensité dramatique est à son paroxysme, celui où on plisse les yeux de joie en agrippant son Snuggie™ avant de commencer à appliquer la deuxième couche de vernis. D’un point de vue strictement visuel, c’est accessoirement le seul moment où une adaptation a vocation à surpasser l’œuvre écrite. Systématiquement, l’héroïne dansera avec deux partenaires. Le premier détourne l’attention de l’être désiré, la danse est hâtive, mal coordonnée, les regards sont détournés. La danse suivante crée le face-à-face avec l’être désiré et on découvre qu’une conversation parfois très intime peut se tenir en un lieu très public. C’en est presque indécent, mais awwwwww ♥♥♥

Je n’oserai jamais vous communiquer le lien vers ce fil de conversation sur Republic of Pemberley  (ou était-ce sur Inn at Lambton?) où une demoiselle a eu l’idée si charmante et si originale d’organiser un mariage à thème austenien (je crois qu’on tient quelque chose d’encore plus gnangnan que les mariages Disney des blogueuses mode cet été). Inutile d’insister,  je ne mettrai pas de lien, jamais je ne me résoudrai à troller des Janeites (pour tout vous dire, des fois, je me rejoue les scènes de danse pour m’appliquer de la crème sur les mains). Je la soupçonne d’avoir voulu faire ça juste pour ce sentiment deeply invigorating du bal. Voire en fait, ce serait incroyablement kinky, cette démarche, et on ne le savait pas…

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– Du féminisme (ah tiens?)

Pour finir, parce que c’est un peu ce qui en fait la caution intellectuelle, le vernis littéraire doit tenir en un mot: féminisme.

Si on perd ce sens, ces productions n’ont plus vraiment de raison d’être. Oui oui, je me rappelle bien ce que j’ai écrit précédemment sur des chignons, des danses de salon et des hommes beaux, riches et sympas. Assumer de faire des rêves humides faits d’hommes en cravate qui font la révérence est suffisamment stigmatisant, si en plus on désape l’œuvre de sa charge  sociale et satyrique, autant aller s’acheter des draps à l’effigie d’Edward Cullen pour s’endormir le soir.

Car n’oublions pas en chemin que ces period dramas, en dépit de leur charge romantique, sont là pour donner vie à la rage polissée d’une poignée de  femmes, tantôt acerbes, tantôt cyniques, sur une société qui ne leur avait pas vraiment fait de cadeau. La fonction ultime de leurs romans, c’était 1/de se convaincre qu’à défaut d’avoir croisé des types bien dans leur vie, elles pourraient les créer, 2/de veiller à ne plus avoir besoin d’homme à ridule au coin de l’œil pour exister dans leur vraie vie. Ainsi, un period drama de bonne facture veillera à soigner les personnages secondaires, ceux qui font l’objet de la vraie critique sociale. Alors oui, y a souvent du happy end, dans ces period dramas, mais si on n’a pas le petit arrière-goût amer, le sucre passe moins bien.

Je crois même que je me suis perdue en chemin. Je voulais faire un bilan caustique de ces productions, en fait, c’est un cri d’amour caractérisé.

25 thoughts on “Recette pour un period drama réussi

  1. Sur Lambton, on a un topic sur un mariage austenien, mais la fille n’est jamais revenue après avoir demandé de l’aide. Donc je pencherais pour The Republic of Pemberley.

    Et un jour j’irais à un de ces bals regency organisés pendant le Jane Austen Festival, en ayant répété les pas de Mr Beveridge Maggot pendant de longues heures.

    (Mais pas pour mon mariage, ca me ferait un peu trop flipper)

    Et sinon, on murmure dans les milieux autorisés qu’Ewan McGreggor est prêt à payer IMDB très cher pour qu’ils retirent son nom du casting d’Emma, ce qui est tout à fait compréhensible. Je crois qu’aucune Janeites qui se respecte n’a jamais compris le pourquoi de la perruque…Mêmes celles qui font des thèses à Harvard.

    Pour la version de MP des années 80, moi c’est surtout Fanny et ses gémissements permanents qui s’insupportent. OK elle est timide, mais pas çe point! Et pour finir ce commentaire d’experte, si tu veux souffrir et te suicider en buvant ton dissolvant, essaye donc Northanger Abbey de 89…

    • Ces bals ne sont pas sans me rappeler ma chartiste droguée de reconstitutions médiévales. Je trouve ça chouette en bouquin (et en film, bien sûr) mais se perdre complètement dans un univers fictif, je trouve ça un peu triste, au final. Quelque part, je trouve ça assez geek, comme démarche, en fait.
      Pour le sport, je serais prête à tenter des vieilles adaptations, à la base, mais le MP de 83 m’a vraiment fait l’effet d’une douche froide (et pourtant j’aime BEAUCOUP de choses des années 80 hein!) – je vais garder mon dissolvant pour mes ongles :)

  2. Oh mais tu pourrais aimer la version de N.A. Musique futuriste, on dirait un mauvais film de science fiction. tres différent de MP.

    (je serais presque tentée de te copier coller le lien de Lambton)

    Pour le truc Jane Austen, je ne me verrais pas vivre là dedans tout le temps, mais pour une soirée ça me plairait assez, plus comme un jeu qu’autre chose… Je suis pas fan non plus du trip vivre dans le fictif plus qu’une soirée par an.

    • J’ai déjà vu l’adaptation mormonne de P&P, par goût du défi, je suis capable de la chercher. Mais si ça se trouve ça va me déprimer autant que quand j’ai vu Barb Wire en pensant me poiler un bon coup, et il faudrait que je me remette de ces heures de ma vie perdues à jamais, et là on n’a pas fini. J’hésite.

  3. Du coup, que penses-tu de Bright Star ? Tu l’as vu ? C’est un peu dans le même genre, tout en restant du Jane Campion.
    Le trailer :

    On remarquera les costumes d’époque, l’amour impossible, la scène de danse, et même sans doute du féminisme en cherchant bien. En tout cas l’image est magnifique dans ce film

    • Oui j’ai vu Bright Star (dans l’avion). C’est un peu un film dans le même style, oui, à ceci près que ça se veut un biopic quand les autres sont des adaptations de romans (pour la télé, surtout), et je crois que ça a rencontré son public, non? Et il me semble que toi, t’as pas des masses aimé? C’est sûr que c’est cliché (mais comme je crois l’avoir un peu montré dans ce post, quand on aime ce genre de production, c’est qu’à priori, on a pas super peur du cliché, je dirais). J’aime mieux quand c’est une adaptation de roman.
      Pour être honnête, moi je me suis un chouïa emmerdée (parce que oui, quitte à être honnête, je préfère vraiment les trucs tirés de Jane Austen, parce que ce qu’elle écrit est plutôt drôle et plein d’esprit et du coup, ça installe une forme de légèreté et d’insouciance – même si ça fait écho au fait qu’elle était seule)

      (et Ben Wishaw maîtrise mal la ridule du côté des yeux, il fait plus malade – ça tombe bien, remarque ;) )

      • en fait je crois que j’ai bien aimé Bright Star au final … Par contre il est clair que je n’aurais jamais dû le regarder avec mon keumé. Trop girly pour lui ! En même temps c’était chou parce qu’il a trouvé que Keats et Fanny étaient pas des vrais romantiques, que s’ils s’étaient vraiment aimés de vrai amour, ils se seraient enfuis ensemble et tout :)
        C’est là que je lui ai dit que l’intérêt de ces films d’époque c’est de montrer le poids de la contrainte sociale.

        • Je l’ai fait pour Pride and Prejudice de Joe Wright et, soit il a été poli, soit il a trouvé ça regardable. Mais après, oui c’est sûr que ça rentre totalement dans le concept du guilty pleasure de “je suis toute seule à la maison”… D’ailleurs, quand il avait vu la BA de Bright Star au cinéma, il avait eu l’air de trouver que c’était encore de la connerie mélodramatique. On ne peut pas vraiment le lui reprocher…

    • En fait, pour prolonger mon avis, ce que j’aime bien dans ces period dramas, c’est le fait qu’ils soient adaptés de romans, parce que j’aime bien retrouver des personnages que j’ai aimé lire (tout le côté exercice de style de l’adaptation) ou avoir envie de lire le bouquin de base, à défaut. A l’inverse, j’ai toujours trouvé les biopics un peu maladroits, pris entre une forme de misérabilisme (le paradigme du génie incompris) et une volonté de montrer que dans la vie de l’auteur se trouvaient déjà tous les éléments de son œuvre (ça amoindrit l’idée de création littéraire, je trouve)

      Mais c’est mon opinion perso, ça. Et ce biopic justement a l’intelligence d’échapper un peu à cet écueil, je pense. Non, en fait, quand j’y repense, j’en ai plutôt un bon souvenir. A mon avis, Bright Star aura plu à toute fan de period drama qui se respecte (Abbie Cornish a des cheveux bien) :)

  4. Oui les biopics j’aime pas ( ceux sur jane austen ça passe mais c’est parce que c’est elle). Pour moi BS c’est plus un film “sur l’amour” et superbement filmé, qu’un biopic ( hyper académique, le réalisateur a un peu tendance à se plier devant le génie du type qu’il filme). Le summum de l’horreur allant tout de même à Miss Potter…

    Dans les adaptations, quand le scenario est bien construit ou que le réalisateur donne à voir sa vision personnelle de l’oeuvre, généralement je suis assez enthousiaste. Il y a un vrai parti pris artistique et pas que l’envie de raconter Jane Eyre à ceux qui n’ont pas lu le livre.

    Le P&P mormon c’est grand, pas d’autres mots. Il passe à la télé italienne, j’attends le jour où M6 le diffusera un après-midi juste après un téléfilm allemand qui se passe dans les Cornouailles…

  5. Ooooooh oui il je confirme camille, il faut que tu vois le NA 89 !!! Nous on l’a vu ensemble, on s’en est jamais remises je crois. (enfin moi je m’en suis jamais remise)
    J’adore cet article en bonne janeite que je suis, et je trouve tes différents points très bien trouvés. La coiffure, c’est tout à fait ça. Par contre marrant mais les deux hommes que tu mets en photo sont ceux que j’aime le moins de tous les period dramas que j’ai pu voir (RA joue comme une chaussure selon moi et Mr Knightley bof bof bof…). M’enfin ce n’est que mon avis. Et je partage totalement ta conclusion sur le féminisme, c’est totalement ça. Thanks !

    • Mr Knightley souffre d’avoir été dans une adaptation assez controversée d’Emma. Je suis sûre que tu le transposes dans l’adaptation 2009 de la BBC, à la place de Jonny Lee Miller, et soudainement, tout va bien pour lui. Pour Richard Armitage en John Thornton, j’avoue que j’ai fait comme l’anglaise moyenne sur ce coup: pas trop motivée par l’adaptation de North and South, jusqu’à ce que sa présence à l’écran fasse le tout.
      Mais après, ça dépend sans doute des goûts perso. J’ai l’impression que le love interest doit, soit être un jeune premier idéaliste et sentimental, soit un homme mûr qui ne demande qu’à s’amuser. La première catégorie me fait toujours un effet ‘my dick is bigger than his’…

  6. J’atteins le seuil critique très rapidement sur les period drama, j’en ai très peu vu. Mais je tenais à dire que Jeremy Northam était l’homme de la situation, limite je le mettrais devant Colin Firth puisqu’il parvient à être sexuel dans les Tudors dans le rôle de Thomas More, et vu le costume, c’était pas gagné.

    • Moi c’est pas limite, je le mets franchement devant, je trouve qu’il a une présence vachement sympa à l’écran, et oui, y compris dans les Tudors, ce qui est étonnant. La mort de Thomas More est d’ailleurs un passage super. Pour le seuil critique, je comprends. Je crois que moi, ça me prend tous les 8 mois comme une envie de pisser, je veux regarder un truc en costume, je me dis que la vie n’était qu’une chienne à l’époque, mais que les chignons des dames étaient jolis (une vraie marque de civilisation) et très vite vient le moment de l’overdose, et je dois regarder des films de John McTiernan. Jusqu’à la fois suivante, au re-retour des mauvais jours.

  7. Ben c’est fou, moi Jeremy Northam je le trouve anti sex à mort ! (surtout dans les Tudors j’ai envie de dire). Il joue bien, ce n’est pas la question, mais qu’est ce qu’il me déplaît… Enfin les goûts et les couleurs. J’ai assez aimé le Emma avec Gwyneth, moins que le BBC 2009 mais c’était pas mal du tout. De toutes façons rien ne surpasse NA 89, RIEN. JAMAIS.

    • Je me rappelle avoir beaucoup aimé le Emma avec Gwyneth Paltrow à l’époque (j’avais 14 ans). Je l’ai revu une dizaine d’années plus tard, et pour le coup, la photo m’a un peu piqué les yeux, j’ai trouvé la mise en scène ringarde et les couleurs criardes, bref, du gâchis. Sauf Northam qui sauve littéralement l’ensemble. Le Emma 2009, bien que de facture très classique n’a pas d’autre prétention que d’être un téléfilm BBC, finalement, et du coup, s’en sort très bien, je trouve.
      Il faut vraiment que je trouve cette adaptation de Northanger Abbey, ça me titille, cette affaire…

  8. Il y a aussi la musique non ?

    La scène au piano mon-éducation-implique-l’étude-de-la-basse-continue, la scène de bal of course avec son faux quatuor typique, et bien sûr la musique d’ambiance proprement dite avec un piano et un hautbois d’amour pour les solos parce que ça sonne so british.

    Enfin je suis pas un spécialiste.

    • Ah oui, c’est sûr que la musique est un des éléments clés de ce genre de productions. Mais je ne saurais pas dire ce qui fait que telle musique est plus réussie que telle autre d’un period drama à l’autre. Alors que je pense savoir identifier pourquoi tel choix de casting est raté par rapport à tel autre et pouvoir aussi juger si la danse est plutôt pas assez/plutôt correctement/plutôt trop présente pour apprécier la réussite dudit period drama.

      Mais en effet, non seulement la musique est porteuse de la scène de danse et de l’errance dans la campagne, mais en plus, elle signifie le degré d’accomplissement de l’héroïne – en ce sens, elle est cruciale!

  9. Yo virgo, tu devrais faire un lexique du vocabulaire technique féminin branché du début du XXIe siècle, pour les gars nerds qui lisent ton blog…

  10. Bonjour, je viens de tomber sur ce post qui m’a beaucoup parlé ! fans comme toi des bouquins d’Austen et des adaptations à l’écran de ces livres, je défendrai le fameux pride and prejudices de 2005 car ce film a le mérite de donner aux filles quelque chose qui fait aussi le sel de ce genre d’histoire: la tension érotique. On ne raconte pas impunément une idylle contrariée entre jeunes et belles personnes sans provoquer certain émois. En 2005 cela donne un film avec Keira knigthley et le sexy Mr d’Arcy Matthew mcfayden qui entre deux tirades austenniennes n’oublient pas de se jeter un regard “bite” de temps en temps. D’ou mon obsession coupable pour ce film qui est devenu mon nouveau “dirty dancing”. J’en ai parlé sur mon blog il n’y a pas longtemps : http://kateblush.wordpress.com/2010/09/15/1160/
    Quand a Bright star c’est un très très beau film mais c’est un drame tout court ou le romantisme y est exacerbé. Austen faisait surtout de la comédie de moeurs. Légères , droles et profondes à la fois avec beaucoup de pragmatisme dans ces romances et dans sa construction de l’histoire également. En général on ne s’ennui pas en lisant ces bouquins. Je me suis un peu ennuyé devant Bright star au ciné….

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