… goo-gooey eyes, sick-sickly smiles (ain’t a pretty sight to see)

Habiter à Paris n’est pas une chose aisée.

Trouver, une surface décente, à un prix convenable, qui plus est dans un quartier correct est une gageure, certes, mais je ne parle pas de cela. Ni des heures passées à actualiser SeLoger.com, des courbatures consécutives à une fréquentation trop assidue des couloirs de tous les métros parisiens, des fantasmes d’une version immobilière du Couperet et autres plaisirs de la recherche d’appartement.

(Le pire du pire, c’est que dans tout cela, il y a bien un ou deux connards qui trouvent l’aubaine de ouf, l’annonce qui reste 10 minutes en ligne, qui propose dans un quartier cosy un appartement qui a une superficie double à ce qu’on a en général pour le même prix parce qu’on tombe sur l’un des rarissimes proprios parisiens qui soit encore de gauche krasuckiste aimant l’Education Nationale et ne voulant pas profiter du système. Ce genre de légende urbaine est un peu décourageant et crée des exigences surréalistes)

Non, le vrai problème de la Khâpitale, c’est de trouver le bon endroit: Paris est une réalité qui crée l’ostracisme permanent. Cette complexité est illustrée par la récente résurgence sur Facebook de la fameuse carte “Putes & Touristes, Bobos, etc.” que tout le monde fait circuler avec force rires aux éclats. J’ai hésité à gratifier mes contacts FB d’un #OLD bien senti, mais compte-tenu du fait qu’ils font circuler cette carte qui, donc, doit bien avoir plusieurs années, je doute qu’ils pigent la tweet-vanne (srsly: cette carte, je l’ai vue sur le blog de 7h48 pour la première fois, c’était en 2006 ou 2007). Mais j’en ai marre d’être snob, déjà que je me suis fendue d’un statut de hateuse quand j’ai vu circuler cette chaîne tequila/redbull/bière/champagne pour sensibiliser à la cause du cancer du sein. Girls, c’est juste vulgaire...

[long story: une sombre histoire de statuts Facebook où “les filles” s’identifient à un alcool cheap en fonction de leur statut cul, suggérant au passage que cul & boisson ne font décidément qu’un, surtout si c’est très cheap, et persuadées que cette démarche, bien loin d’être d’une vulgarité sans nom, suffira à inciter des centaines d’inconscientes à aller se faire une mammographie annuelle)(à la limite, rappelez aux inconscientes que fréquenter une “gygy” leur permettra au passage de trouver la pilule qui fait le plus grossir des seins, le moins du cul, ça devrait suffire à les convaincre]

Bref. Revenons à Paris (si j’étais taquine, je dirais “sur Paris”).

– rappelons que l’ostracisme commence dès avant la recherche, quand on sait pertinemment qu’être en banlieue bien desservie préserverait une meilleure qualité de vie mais est immédiatement rayé de l’équation, car, et c’est bien connu: ne pas être parisien à Paris revient à renoncer à toute estime de soi, à toute possibilité de tenir un “blog de fille”, aux macarons Pierre Hermé et aux boutiques Sandro.

Passé le Boulevard Périphérique, les choses se compliquent.

– la base, c’est que je ne peux pas décemment m’installer trop près de mon boulot, pour la bonne et simple raison qu’il se trouve sur la ligne 13. Or ligne 13 = social suicide (chose qui vaut également pour les lignes 5 et 7 dont, à ce jour, je n’ai jamais compris l’utilité). Pourquoi, me demanderez vous? Deux choses: correspondances et “le trafic reprend progressivement”.

– ma copine Joy, elle m’a dit “le 15e, c’est interdit” (à vrai dire, cette interdiction était valable aussi pour le 14e et le 13e, et l’ensemble de la Rive Gauche) – ce qui introduit le drame séculaire du feud rive droite/rive gauche (la rive gauche n’étant remotely classy que si elle est germanopratine – et encore, cette affirmation peut être considérée comme sulfureuse par certains)

– la rive droite, parlons-en: mon tonton, il m’a dit “surtout pas le 18e, il y a trop d’Arabes” (il est Kabyle, c’est pour ça)(les Kabyles comprendront) – en vrai, j’aime tant le 18e (<3), mais Lamarck-Caulaincourt de mon coeur est un peu devenu hors de ma portée. (quand je serai grande, j’habiterai Avenue Rachel, pour sûr)

☛ on me demande de choisir entre mes amis et ma famille. Chaud. Mais ce n’est pas tout.

– après un chat-cul drôle mais incommodant rue des Vignoles (sérieusement, un mec m’a une fois suivi jusqu’au sixième sans ascenseur pour me faire une main aux fesses, j’aurais pu m’offusquer, mais j’apprécie le côté sportif de la démarche) et une tentative de vol de mon portable sur le Boulevard de Charonne, je m’étais plus ou moins auto-interdit le 20e – ça, et le fait qu’habiter sur une ligne BIS est fondamentalement contre mes principes (d’ailleurs, doit-on poser la question qui fâche? Et si la Ligne 11 n’était elle-même qu’une ligne bis géante?)

– par ailleurs les agents immobiliers m’ont financièrement interdit tous les arrondissements inférieur au chiffre 10. Grand bien m’en fasse – entre les pouffes modasses du 4e, les touristes-macdo du “BoulMich” et des “Champs” (ugh), les étudiants qui refont le monde de la Rue Saint-André des Arts et les néo-yuppies qui font des 7 to 1 sur les Grands Boulevards, je préfère ménager au maximum ma mysanthropie et mon atrabile.

– le 12e dans son ensemble ne sert à rien – mais introduit la notion de sous-quartier avec le Marché d’Aligre: et si le concept d’Arrondissement était devenu obsolète pour préjuger de la valeur de quelqu’un? Admettons mais ça complique beaucoup trop de choses, mon cerveau va exploser.

Il devient difficile de satisfaire tout le monde, dans cette ville. Le résultat de tout ça, c’est une concurrence délirante pour trouver une piaule dans le 11e, le seul arrondissement qui échappe peu ou prou à tous les interdits (sauf à tenir compte du fait que la RUE DE LAPPE se trouve dans le 11e).

.

Point is: j’avais jamais remarqué à quel point c’est encore plus sectaire qu’à New York – à Gotham, les quartiers sont très TRES socialement marqués (le légendaire rift Brooklyn/Manhattan et la litanie de subdivisions qui s’ensuit…), mais appartenir à un quartier plutôt qu’un autre n’a jamais suscité le mépris du voisin – auf concernant Williamsburg, évidemment (c’est-à-dire que les hipsters ne voient point de salut en dehors du ‘Burg, et les non-hipsters préfèreraient s’immoler par le feu plutôt qu’être vus en train de glander sur Bedford Ave.).  Peut-être parce que, en dépit de sa diversité, chaque quartier new-yorkais peut brandir un film culte rendant hommage à son âme, de l’Upper East au Meatpacking en allant jusqu’à Bed Stuy… Et concédons qu’il n’y a pas de film restituant adéquatement l’âme du quartier Plaisance-Convention.

Le pouvoir du paraître à Paris n’en finira jamais de me surprendre.

Par chance pour moi, il se trouve que je suis une de ces connasses sus-nommées (paragraphe 3) et qu’en plus je rentre dans le paradigme de l’arrondissement naze mais qui propose des sous-quartiers intéressants.

Bonne semaine. :)  (oh oui, full-on smiley-face)

52 thoughts on “… goo-gooey eyes, sick-sickly smiles (ain’t a pretty sight to see)

  1. Je manque un peu de culture de ce côté-là: le seul vrai film culte que je connais et qui se déroulait dans mon quartier, c’est Ghost. Autant je bosse en finance, mais j’ai pas grand chose à voir avec Patrick Swayze et encore moi avec ses ébats à la con/à la terre glaise avec Demi Moore…
    Mais bon, il reste que la caserne des pompiers de Ghostbusters est à deux pas de chez moi. Yeah!!!
    En tout cas, ravi d’apprendre que tu as eu le cul bordé de nouille du paragraphe 3!

  2. C’est marrant que pour toi la rive gauche soit un NO WAY. Pour moi c’est l’inverse, plutôt mourriiiiiiiiir que de traverser la seine! J’ai même réussi à trouver un travail rive gauche (et mes amis m’envient pour ça)
    Et pour finir sur le 15e : avant tous mes potes se foutaient gentiment de ma gueule “t’habite dans un quartier mort”. 2 ans plus tard… ils habitent tous la, et ont tous quitté… le 11e! Le 15e c’est le 11e repenti ;)

    • Eheh!!! Au moins, en trashant tous les quartiers, j’ai pas fait de jaloux, tout le monde va venir défendre sa paroisse, ahah!!
      En vrai, moi je viens d’un truc socialement inexistant (la banlieue, donc) pour aller dans un arrondissement estampillé “no-go-total” par les gens bien comme il faut (le 13e), donc: je juge pas, je constate :)

  3. Concernant la fameuse carte de Paris, j’avoue avoir pas mal hésité à la mettre sur FB, puis à y ajouter un “disclaimer” pour dire que je riais sans adhérer, pour finalement laisser tout cela au sens critique de mes FB friends (tous triés sur le volet pour leurs capacités analytiques;).
    Le fait est que rebaptiser le sud ouest parisien “parents”, ça indique tout de suite la boussole sociale qui permet de lire le reste de la carte. C’est ce qui la rend à la fois drôle (pour des gens comme moi) et légèrement dérangeante.
    Toutefois est-ce parce-que cette carte a 3 ans qu’elle est obsolète? A mon sens c’est comme dire que la blague du chou marin n’est plus drôle aujourd’hui parce que ça fait 12 ans qu’on la sort, et ça, objectivement, c’est pas vrai.

    • *total love*!!
      Je trouve objectivement que la blague du chou marin est indémodable (‘course, comment penser autrement?) mais pour la carte de Paris, c’est plus complexe: ça participe de ce phénomène, ô combien puant & snob, sur internet, qui consiste à dénigrer des liens “périmés” – genre “pfeuh, penses-tu, moi je connais cette blague depuis wow, 3 semaines, tell me sth i don’t know”. En soi, la carte est drôle, mais en fait, pour être plus précise, ce qui m’étonne plus, c’est pas que tu la ressortes, c’est plutôt de voir que j’ai une dizaine de contacts qui l’ont mise en lien, avec 72 likes, donc qu’elle refait un buzz, c’est bizarre. Pour moi, j’associe cette carte à l’époque du clip de Marly Gomont de Kamini, et du coup, je m’attends à en voir le lien Youtube sur le profil d’Alban ou Thomas à tout moment.
      (mais en vrai, cette carte est drôle, surtout pour les “parents” en banlieue sud-ouest effectivement – on en parlait avec Gwen, l’autre jour, d’ailleurs)

  4. C’est globalement pareil a SF: une vingtaine de quartiers dans une ville de 700,000 habitants et des murs culturels, sociaux et meteorologiques entre tous: les hipsters, les riches, les homos, les pauvres, les chinois, les nouveaux riches, les italiens, les crackheads, les hippies, les jeunes familles, etc… La diversite oui, mais chacun chez soi. Et plutot mourir que de vivre a Daly City, Burlingame, ou, pire, en grande suburbia.

    Ce qui etait pratique quand je cherchais un quartier, c’est que tous les San Franciscains donnent invariablement la meme reponse quand tu leur demandes quelle est le meilleur quartier: “Mine.”

    • Ah ben figure-toi que je logeais chez une jeune famille vivant en plein Castro. C’est clair que le communautarisme est poussé dans ses derniers retranchements à San Fran – je me rappelle ce drapeau LGBT à l’entrée de Castro… La question que je me pose, c’est: est-ce qu’on te méprise si tu n’habites pas le “bon” quartier à San Francisco? Enfin, mépris est un bien grand mot. Mais j’ai une si belle image des californiens <3

      • de la “jeune famille vivant en plein Castro”; en effet les quartiers sont hyper marqués(en effet ethniquement, meteorologiquement, altitude/vue, architecturalement, accessiblement etc), et il vaut mieux vivre à SF qu’à South San Francisco (qui n’est même pas frontalier) pour sa vie sociale, mais :
        – vivre dans un quartier =/= être ce quartier. d’ailleurs en effet on adorait et était adorés dans le Castro; mon sentiment est que en gros on te méprise pas a cause de ton quartier, d’ailleurs on a un pote qui bosse au SFWeekly qui vit ds le Richmond, alors…Ca illustre juste une stratégie et des choix personnels dans un environnement contraint (exactement ce que tu décris, mais plutot sans jugement – c’est quand même une ville de bisounours; bon évidemment, sauf si tu vis a Bayview, le quartier black; on avait vu l’annonce pour une maison là bas, et en gros on m’a répondu en me demandant si je connaissais le quartier, et on me suggérait de m’y promener en voiture d’abord)
        – il y a quand même pas mal de mobilité en fonction des évolutions de la vie. et comme pour toutes les grandes villes américaines, on a plutot ses enfants en banlieue (Berkeley ou autre)
        – et comme il y a pas mal de commuters, la proximité d’une station de RER ou des freeways est capitale
        – météo et prix du loyer ne sont pas exactement corrélés, c’est un peu plus complexe : Mission (quartier mexicain) et Bayview (quartier black) sont au soleil, par ex, tandis que les immenses quartiers résidentiels (asiatiques, plutot pauvres aussi) du Richmond et Sunset sont sous le fog.
        – Par ailleurs, comme partout, la gentrification fait rage, et on se “bat” moins quartier contre quartier que au sein d’un même quartier contre la hausse des loyers et la hipsterification.

  5. Evidemment que tout le monde défend son bout de gras.
    Je suis d’accord avec Shoubbi, plutôt crever que passer la Seine, Rive Gauche Power !
    Je suis 14ème à fond (tout le monde a des défauts)

  6. Le plus drôle dans cette carte qui refait son apparition sur fb, c’est qu’elle a été visiblement faite par des perdus qui habitent la rive gauche lointaine (14ème et 15ème), et donc que EN SOIT c’est admettre son particularisme géographique de la lose que de la poster
    (hihi, basher la rive gauche, c’est mon dada)
    C’est drôle de lire ton article, et très vrai sans doute. Mais tu ne devrais pas refuser la ligne 5 et la ligne 7 (et la ligne 11, qui n’est pas une ligne BIS, hihi).
    Sinon, nous dans notre groupe on est très OUVERTS, on habite dans le 11ème, 20ème, 19ème, 10ème et 18ème.
    Les autres peuvent crever. Easy enough :)

    • Les rive gauche conspuent la rive droite, les rive droite conspuent la rive gauche, tout se passe exactement comme je l’avais prévu, hinhinhin – rire diabolique de l’Empereur Palpatine

  7. Moi j’ai trouvé la pilule qui fait grossir le plus des seins et le moins du cul. Je ne rebondis que là-dessus, car bien qu’habitant à très précisément 5 mètres de Paris (techniquement j’ai même la double nationalité parisienne / banlieusarde) on me refuse le droit de dire que j’aime mon quartier sous prétexte que “c’est la banlieue nord et ton immeuble est entouré de dealers et de putes.” Ce qui n’est pas faux, au passage…

  8. c’est marrant parce que, dans ton panorama, tu n’évoques même pas le 16ème (ni même le 17ème où on peut discuter quand même)…
    est-ce le signe d’une intériorisation profonde du fait qu’on (le “on” évoqué dans ce post) n’imagine même pas deux secondes habiter là-bas, ni même qu’en discuter soit pertinent?

    • Mais c’est très simple: dans mon panorama, le 17e que je peux me payer est sur la ligne 13 et le 16e est assez peu jeune adulte-friendly – soit c’est du genre appartement cossu soit c’est du genre plutôt très chambre de bonne, d’après les annonces que j’ai vu…

  9. Je crois que l’on peut se dire Rive gauche ou Rive droite si l’arrondissement où l’on vit touche la Seine…Je ne voudrais pas briser les rêves parigots de certains (dois-je ajouter un smiley qui plaisante?).

    En ce qui me concerne, j’ai cherché mon appart’ selon les critères suivants:
    -pouvoir rentrer le soir à pieds sans se faire emmerder
    -ravitaillement alcoolisé pas loin
    -25 min max en métro du boulot

    Après on fait comme on peut mais, diable, la chance m’a souri, comme à toi! Bonne installation dans le 13 ième, il est cool, cet arrondissement géant avec un restaurant viet délicieux (pho bida) rue chevaleret ou nationale, métro Olympiades.

    • Ahah ça se corse!! C’est vrai qu’on peut se demander si ce qui n’était pas Paris en 1860 est vraiment Paris aujourd’hui. Par exemple, l’expression “se marier à la mairie du XIIIe” signifiait jadis “vivre dans le péché, parce qu’il n’y avait pas de 13e arrdt à Paris. Je crois que ça résume bien les choses.
      Moi, les points 1 & 2 sont couverts, 3 à 2/3. Ca va, je suis contente.

  10. J’ai honte de dire qu’il ne me semble pas me rappeler avoir jamais mis les pieds dans le 13e. Je me gargarise avec mes explorations easyjetesques des capitales européennes et je ne suis même pas foutue de traverser la Seine pour profiter de ma propre ville : chuis qu’une merde. En même temps j’ai déjà un quartier chinois chez moi (douze ans d’ancienneté dans le 3e arrondissement, j’ai vu tous les artisans se faire dégager par des galeristes et des magasins de fringues mais le Chinois il est accroché comme une moule à son rocher).

    Quant à la ligne 11, c’est la ligne des amis et des concerts, de chez moi et du bureau, des bars qui vont bien, sans parler qu’elle débouche aux Halles, qu’est quand même pratique en termes de changements. Son seul défaut finalement, c’est sa couleur marron-caca.

    Sinon, quand j’ai besoin d’une augmentation, je vais sur un forum Doctissimo et je pars à la pêche aux “gygy”. Quand j’en ai lu 4 ou 5, je suis suffisamment remontée pour aller réclamer mon dû à mon patron.

    • Nan mais la ligne 11 c’est la ligne hip, c’est évident, et j’ai toujours eu ce rêve un peu brisé d’habiter à Jourdain (à chaque fois que j’ai essayé, ça a planté) et plus que la Bellevilloise, ça dessert la place Henri Krasucki (on y revient) qui a toute ma sympathie depuis que je sais que c’est là que se trouve le demi le moins cher de Paris en hommage au camarade. Respect. Mais marron caca+correspondances à la con > you & I have a problem.

  11. Bon, truc de ouf de malade qui tue: apparemment je connais le mec qui a créé la carte de départ (du temps du blog ‘coquecigrue’, si tu te souviens).
    Je suis une fame-whore.

    • Ah oui, je me souviens, c’était ton pote, lui!! Moi je l’avais vu consécutivement sur 7h48 (toi-même tu sais) et sur le blog de Sonia (il me semble).
      T’es tellement une star de l’interweb…

  12. En tant que “connard de ouf” qui a trouvé l’aubaine du siècle, et qui s’en vante chaque jour, j’ai bien aimé ce post…
    Maintenant il me faut rétablir la réputation du boulevard de Charonne et de la rue des Vignoles qui ne me semblent pas des endroits particulièrement insecures de paris (surtout pas l’axe monoprix-avron chicos).

    Sinon, quand j’étais une jeune banlieusarde naïve, il me semblait que chaque station de métro correspondait à un endroit ou quartier de Paris, que tout était clairement limité et que la ville est très grande… Or on se rend compte en y habitant que c’est une ville capitale minuscule (je crois que Toulouse est plus grande en superficie par ex) et que la notion de quartier est très étendue. En gros tu va habiter La butte aux cailles, hé bien tu seras à 10 minutes à pieds du chouette quartier des gobelins et puis à 20 du jardin des plantes et ca en fera aussi un peu tes blocks. Et franchement, je dis bien joué !

    • je suis assez d’accord pour réhabiliter le 20ème et notamment la rue des vignoles (anciennement “vignobles” d’où la forme de certaines rues), bref les restes du vieux village de Charonne (les fameux villages de Paris…)
      Sinon, oui, Toulouse est plus grande en surface au sol que Paris intra-muros (118 km2 contre 105 km2) (mais c’est pas avec ce vocabulaire immobilier qu’on dit bien la chose géographiquement parlant)

    • Comme je disais tout à l’heure avec une collègue, c’est vraiment un truc de vécu personnel. Ma collègue s’est fait emmerder à Lamarck-Caulaincourt, qu’elle voit du coup comme un quartier tangent, ce qui a tendance à me faire bondir. Et du coup, mon rapport à Charonne est vraiment purement de l’ordre du vécu perso, j’en suis assez consciente. Mais ouais, je suis assez fière de mon coup sur la Butte aux Cailles, j’avoue! :)

  13. Moi je vis dans le quartier où absolument personne n’habite. Les gens n’y croient jamais quand je leur dis l’adresse mais elle claque sur le CV et elle est dans le Monopoly paraît-il (gloire absolue). Je le regrette parfois amèrement en période de fashion week et quand je confonds Kanye West avec Puff Daddy (ou inversement) mais globalement, j’aime bien.
    Selon moi, le problème majeur de la Rive Gauche c’est qu’elle est moins bien desservie par le métro et donc, le soir tard, on a l’impression d’errer dans des zones désertiques où les rues sont vachement plus longues (et donc le ratio bar/n° plus faible) que de l’autre côté. Ceci dit, on m’a montré une fois un coin sympa vers ton futur chez toi, je redemanderai si tu veux.

    • Rue du Fbg Saint Honoré? Ca peut être drôle pour Kanye, mais ça doit être diff de trouver un Arabe du coin, non? Mon problème avec l’hypercentre parisien, c’est qu’en banlieusarde de formation, j’aime bien évoluer dans une vie de quartier restreint, j’avoue. Je crois que la question de la desserte dépend surtout de ce que tu fais dans Paris. Ma fac est à Raspail et BNF, je rentre en banlieue sud-ouest – du coup, être desservie par les lignes 5, 6 et 7 me paraît pas trop dégueu… Mais c’est vrai que j’ai toujours considéré le 13e comme un no man’s land, va falloir que j’amende ce jugement…

      • Presque, t’as juste un mot en trop. Bizarrement, c’était proche du travail de l’époque (en métro) donc voilà. Et ouais, Costes, ils refilent pas des Kro à 5h, c’est chiant, c’est certain. Mais ma vie décadente et dissolue me fait rencontrer des chauffeurs de taxi toujours ravis de m’amener du côté des palaces et ça, ça n’a pratiquement pas de prix.

  14. j’habite rue de la gerbe. A Lyon, ça me donne un petit côte bourge ( parce que c’est à Cordeliers en presqu’île et que j’ai des moulures) mais funky parce que c’est rigolo comme nom de rue. Et j’aime bien le 14eme, j’ai une copine qui y vit, ça me plairait d’y vivre. La butte aux cailles par exemple, je trouve ça bcp plus sympa que gerland.

  15. J’insiste avec le 14ème mais il y a la rue Boulard.
    Maintenant j’habite dans le sud ouest, impasse Proutz, j’adore dire mon adresse.

  16. MON DIEU !!
    Quel apaisement de te lire. Je suis en pleine recherche d’appart sur Paris intra muros (la meuf qui connaît le dialecte immobilier) depuis bientôt un mois. Comment définir cette période atroce de ma vie ? Merci en tous cas pour cet article qui me réchauffe le coeur, à savoir que je ne suis pas seule dans mon désarrois …
    Au plaisir de te lire.

    xXxxXx

  17. Je suis actuellement l’heureuse locataire d’un petit appart à Lamarck-Caulaincourt. Mais je viens d’apprendre hier que mon bail ne serait pas renouvelé parce que mon le fils de mon proprio veut prendre ma place…
    Je suis un peu désespérée parce que je vais devoir repartir à la chasse à l’appart: colloc ou pas colloc, etc….?
    Si je trouve des plans dans mes recherches, veux-tu que je te les envoie?

    • Oh c’est très gentil! En fait, vu que je ne pense pas trouver mieux que ce que j’ai (41m2 pour 700/mois), ça devrait aller. Mais bon courage pour tes recherches!

  18. Pingback: That was not intended to be a factual statement « Virgoblog

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