C’est à moi rien qu’à moi ce petit joujou-là

Oh man, quand je pense qu’à une époque, la Fête de la Musique était ce moment béni où les transports en commun duraient toute la nuit, permettant à la banlieusarde que j’étais de s’encanailler dans Paris, une nuit dans l’année. Quand je pense aussi que j’en profitais pour aller sur les quais de Seine au niveau de Saint Michel. Non mais vous souvenez-vous de cette époque où nous écoutions les Têtes Raides, où Bertrand Cantat n’avait pas encore tué Marie Trintignant, où le drapeau PACE trônait dans un salon enfumé, meublé d’une table de jardin et de chaises pliantes (pas dans le mien à vrai dire – on avait une affiche de Taxi Driver à la place “trop cinéphile, tmtc”)

Est-ce la Fête de la Musique qui est passée de mode, ou nous qui avons vieilli?

Entre temps, le 21 juin est devenu prétexte à bons mots anti-djembés, ces jours-ci. Peut-être parce que le concept a atteint ses limites? Quoiqu’il en soit, quand on vit en pleine Butte aux Cailles, la Fête de la Musique est une perspective absolument redoutable. Pour les novices, la Butte aux Cailles est un quartier où la droite de la droite est jospiniste, les restaurants sont des coopératives ouvrières, où l’on sert l’apéro dans des gobelets en plastique pour que les clients aillent picoler sur les trottoirs, où la moyenne d’âge un vendredi soir dépasse difficilement les 19 ans et demi. C’est aussi un quartier un tantinet embourgeoisé comme en témoigne la surreprésentation de l’art mural de MissTic (mourir. now.) et la présence désormais de salons de thé-tricot.

Ergo, selon la dialectique classique de la gentrification, la recrudescence de plaintes pour tapage nocturne, et l’arrêté municipal afférent interdisant la consommation d’alcool sur la voie publique entre 16h et 7h du matin (je suppose que l’alcoolisme de quartier garde quand-même de beaux jours devant lui: la gnôle dans le café à 9h pétantes est toujours validée). Autant dire que c’est la fin des vendredis et samedis soir de la Butte. Je me plains pas, la seule chose que je déteste plus qu’un vendredi soir, c’est un samedi soir. Mais dans un quartier qui fleure bon la lutte ouvrière, la réaction la plus formidable a été de déclarer le quartier en grève pour toute la journée du 21 juin.

Un quartier en grève. Un jour de fête.

Nom de Dieu, c’est pour ça que j’aime le gauchisme. Et te voilà, arpentant la rue des Cinq Diamants, puis la rue de la Butte aux Cailles, les rideaux des restaurants et autres commerces baissés, une banderole précisant invariablement “la Butte en Deuil” ou “la Butte en Grève”, les commerçants faisant signer des pétitions aux riverains trop heureux de s’indigner à l’unisson contre la répression d’un gouvernement policier. Il y a comme un rapport organique à ce qui fait le quartier, l’idée que le quartier fonctionne comme un tout en symbiose et que s’en prendre à un de ses aspects, c’est attaquer toute la Butte. Le pourquoi de la grève renvoie à un mécanisme intéressant de la gentrification des quartiers populaires; ce moment où l’âme du quartier lui donne une valeur ajoutée suscitant l’embourgeoisement (comprendre: le m² à une plaque), embourgeoisement qui conduit les nouveaux riverains à aspirer à une vie calme sans fêtards ivres morts dans les rues et au musellement de ce qui précisément avait créé le quartier. Alors que faire? Mais si on danse?

De fête de la Musique, il n’y aura pas, à la Butte aux Cailles, donc. En rentrant, pourtant, j’ai été prise d’une envie irrépressible d’écouter Bella Ciao en sautillant dans mon salon. On est un quartier, on ne fait qu’un avec celui-ci. Et j’ai l’impression que ce quartier qui fait la grève de la Fête de la Musique en a le plus respecté l’esprit. Total, alors qu’un Don du Ciel me permettait d’échapper aux concerts de reggae de rue et de chants révolutionnaires étudiants, je me suis fendue d’un voyage dans le temps du côté de la Mano Negra, puis de Noir Désir et des Têtes Raides et, pourquoi pas, de Java. Non mais on écoutait de la merde, y a 10 ans: on a vieilli, ou l’époque a changé??? Dites-moi que c’est l’époque, par pitié.

Parce que le résultat de tout ça, c’est que je viens de prendre 10 ans dans la vue. Vraiment, qu’est-ce que je peux détester cette Fête, grhaa.

38 thoughts on “C’est à moi rien qu’à moi ce petit joujou-là

  1. On a vieilli ou l’époque a changé ? Les deux : 1) on n’écoute plus de la musique de merde (ceci ne pourra être infirmé ou confirmé que dans dix ans) et 2) l’époque a changé – les jeunes écoutent toujours de la musique de merde, mais ce n’est plus la même (problème existentiel de taille : lorsque nous avons tous les mêmes goûts – genre, pour tous petits groupes rock indies qui séduisent les 17-35 ans – est-ce nous qui écoutons leur musique ou eux la nôtre ?). Et la seule chose qui nous retient à notre musique de merde, c’est la nostalgie.

    À Berlin, où je vis, la fête de la musique incarne le même rassemblement de populace éclectique (mais si éclectique que ça ?) autour d’un djembé et devant des scènes sur herbe ; ça se passe au Mauerpark (le parc du mur). J’ai trop envie d’y être, comme tu peux le constater.

    • Oui, ça aurait tendance à m’orienter vers le “on a vieilli”, mais je pense aussi que ça a perdu de sa superbe, cette fête (ou alors les vieux cons daubaient aussi dessus quand on avait 19 ans et on s’en rendait pas compte parce que Twitter n’existait pas). Cet esprit gauchiste alter du Mauerpark et de la Butte aux Cailles est un peu beauf de nos jours, non? Ces choses connaissent une hype cyclique, je sais pas si on n’est pas dans un creux de la vague…

      • À Berlin non, la hype reste au gauchisme et rassemble autant de beaufs que de bobos puisque tout le monde est de gauche (la devise de notre maire “Berlin est pauvre mais sexy”). Je considère plus cette tendance comme faisant partie du folklore, du paysage berlinois (je participe aux fêtes de rue quand c’est wigolo avec les amis ; m’en offusque quand ils deviennent relous). Et, peut-être contrairement à la France, les manifs de gauche portent des résultats ici, sont entendues.

        Mais maintenant que j’y pense, ça ne m’éclate plus du tout d’aller boire des bières aux festivités du 1er mai, du Karnaval der Kulturen, et de la Fête de la musique… (sauf dans mon ancienne rue où ils organisent une mini “Fett de la musique” et c’est ambiance village – je me sens comme à la maison, et ça, je n’y manquerai pas car c’est une tradition, mais l’âme est différente; c’est une fête de quartier qui s’étend sur un tronçon de rue.) je l’ai assez fait. Donc oui, je vieillis.

        • J’aime cette devise de Berlin! MAis oui, en y réfléchissant, je crois que ce qui revient pour moi, c’est un peu l’idée qu’on a “passé l’âge pour ces conneries”, ça m’amuse plus autant qu’avant, et donc c’est vraiment générationnel. Mais rétrospectivement ça m’amuse de voir à quel point je pensais, il y a 10 ans, que ces concerts de rue de ska étaient perçus universellement comme cools…
          Fête de quartier, c’est pas pareil, c’est comme les brocantes, c’est une âme différente qui y règne, et pas la même population (rayon d’envergure plus local). Ca donne envie d’habiter à Berlin, en tous cas.

        • C’est pas le gauchisme que je labelise beauf, c’est plutôt la culture du ska, du tutoiement gouailleur “parce qu’on est de gauche”, et tout ce vernis que je trouve superflu. Pas les idées, l’apparence. Et en fait, on y revient, je pense que c’est moins une question beauf/hype qu’une question d’âge (triste, triste)

          • ouais je vois. Peut-être oui une question d’âge, mais comme dit plus bas, bon c’est un fait qu’on prend de l’âge.
            Après, ce n’est pas pour cela qu’il faut croire tomber dans la catégorie des “vieux cons” ou des “trentenaires blasés proto-vieux cons”…
            A moins d’avoir des hauts-le-coeur puissants, de critiquer avec mépris, et ou de faire remonter à la préfecture de police ton désagrément en tant que néo-habitant du quartier, c’est peut-être juste ces sensations de passage, de voir le truc sans le partager, ou sans ne plus tout à fait le partager.
            Pour le vernis superflu – notamment le tutoiement gouailleur – oui je vois. On se rappelle bien d’un de nos restos à la butte aux cailles, avec le serveur qui tellement il était de gauche qu’il nous demandait presque de l’aider à faire le service, tout en nous tutoyant mais surtout en faisant des blagues très mauvaises.
            comme dirait l’autre, quand on est con, on est con.
            Comme

  2. des salons de thé – tricot ? ‘tain mais ce serait parfait pour moi ça ! Pour finir ma petite gigoteuse en laine de bébé mérinos tout en sirotant une boisson non alcoolisée !
    Enfin bon en ce moment c’est tendax, j’ai des contractions je peux pas trop sortir (j’adore dévoiler ce genre d’informations sur un lieu semi-anonyme). Mais pas grave, hein, t’inquiète ! (faut que je te rappelle d’ailleurs, on s’est ratées. Mais en ce moment pour moi un jour = trois jours, enfin j’ai des équivalences spatio-temporelles un peu modifiées, c’est pour ça).

    Sinon, par rapport à la grande époque Têtes Raides / Noir Désir, faut pas se dire qu’on a vieilli, ben non, ça me paraît évident que de toutes façons on ne vieillira jamais (j’ai relu Peter Pan y a pas longtemps, that’s why). C’est juste qu’on est plus cultivées maintenant et qu’on a compris que le rock français et la chanson française offrent finalement des perspectives assez limitées (mais tout de même ne leur jetons pas la pierre, soyons œcuméniques mes amis). On n’a pas vieilli, on a juste continué à grandir, voilà.

    • Le salon de thé-tricot est malgré tout un peu facho de l’attitude (genre si t’aimes pas le tricot, tu te fais regarder comme de la merde, pas super alter de l’attitude, quoi). Je t’appelle demain poulette. Si tu veux de la compagnie, je peux migrer avec ordi chez toi.

      • Si tu viens chez moi sans aiguilles à tricoter je promets de ne pas te regarder d’un mauvais oeil ;). Tsss les gens sont d’un sectaire !

      • Sinon, nous aussi on est traumatisés dans notre voisinage par l’ouverture toute récente d’un Starbucks à Vaugirard ! Pff comment un lieu synonyme de foule et de grande circulation a eu l’idée de venir parasiter notre petit coin de 15e gentiment endormi dans sa bourgeoisie ? Genre ils ont cru que Vaugirard c’était la Motte-Picquet, ou quoi ? Tout change, tout se transforme ! on peut plus se fier à rien.
        Le jour où notre boucherie chevaline (la dernière du 15e !) sera remplacée par un Celio, c’est décidé, on déménage.

        • Tu me verras pas dire du mal de Starbucks, mais je comprends le sentiment. Quand j’étais à Brooklyn, Williamsburg se targuait d’échapper à toutes les grandes enseignes (Sbux, McDo, etc.)
          La boucherie chevaline doit rester, c’est culturel :)

  3. Ouah, t’es allée jusqu’à Java?

    Boh, j’ai l’impression que concernant ces goûts musicaux adolescents, ça peut peut-être fonctionner cycliquement. Genre, finalement, à notre âge, on peut réécouter et apprécier “La gitane” de Félix Grave (qu’on l’aimait petit, genre y a 20-25 ans), alors qu’il y a 5-10 ans ça paraissait impossible. Du coup, c’est dans 5-10 ans qu’on réécoutera et appréciera certains groupes qu’on aimait y a 10-15 ans.
    (c’est compliqué ces styles temporels)
    (bon ça marche pas pour tout : réécouter East 17 avec plaisir à 23 ans, ça laisse seulement 10 ans de digestion, certes.)

    Et après, dans les deux cas, joue le subtil mélange entre nostalgie brute, goût, affirmation du goût.
    Sans doute des trucs qu’on n’aimait pas vraiment ne passeront pas le cap des 20 ans de quarantaine (mouah) ; les trucs qu’on pouvait pas dire qu’on les “aimait” mais qu’on a chanté à tue-tête dans la cour de recré, sur lesquels on a dansé notre corps dans à une fête étonnamment endiablée dans un quelconque lieu estival ou attachés à tous les moments spéciaux, ceux-là passeront le cap ; puis les trucs qu’on aimait quand même un peu, enfin surtout, les trucs qui possèdent vraiment quelque chose qui nous plaît mais que l’on arrive seulement à comprendre, à piger vraiment 20 ans après (cf “La gitane”) repasseront le cap après avoir été sauvagement rejetés…

    (pfiou je me suis un peu emballée)

  4. On a vieilli.

    Bon ca, oui, de toutes facons, c’est pas un scoop. Mais quand je revois ma photo de classe de terminale avec ma tignasse grasse qui me tombe sur l’epaule, que j’envoie un FB mail ce matin a un pote de college pour ses 31 ans, que les stagiaires d’ete qui sont arrives au boulot la semaine derniere n’ont jamais connu que les 90’s, ca fait un coup au coeur, mais c’est inevitable. Quand y’a pas de solution, y’a pas de probleme.

    Nirvana Unplugged: 17 ans d’age. OK Computer: 14 ans d’age. Fight Club: 12 ans. Without you I’m nothing: 13. RATM: 19 ans. Fuck me, I’m a geezer.

    Pour autant: est-ce qu’on ecoutait de la merde? Je m’inscrit en faux. Je dois dire que je me suis pose la question plus d’une fois. Quand je mets du Lofofora sur mon iPhone 6G pour aller courir — est-ce que quelqu’un ecoute encore du Lofo? Nan, mais serieux, est-ce que je suis le seul con sur Terre a encore ecouter ca et me dire que toujours que “putain, ca dechire”? Bien sur, les paroles ont fait leur temps, mais dans le fond, elles etaient deja nulles a l’epoque, et je le savais un peu deja.

    Et ca n’est qu’un exemple: Ska-P, Louise Attaque, Mass Hysteria, Watcha, Jeff Buckley, Garbage, Meat Puppets, RATM — meme si je continue d’etre un gros consommateur de musique, je reviens sans cesse a mes basiques: les trucs que j’ai decouvert entre 91 et 99, entre college, mediatheque et lycee. Et je me demande qui ecoute vraiment encore ces groupes? Quand je mets Plug-in Baby (2001) ou Backwater (1994) a fond dans l’appart’ parce que ce morceau me rend heureux, combien de personnes comprennent vraiment? Pourquoi je ne trouve plus des chansons qui me font cet effet sur ces 3 ou 4 dernieres annees?

    Je le sais bien que, de base, je suis un gros nostalgique mais ca va plus loin que ca. Cantat qui se casse la voix sur Tostaky — c’est de la puissance. Les premieres note de Showbiz, c’est de la poesie. OK Computer est un petit miracle. Les Tetes raides, j’ai toujours eu du mal, mais c’est dans l’esprit. Alors oui, l’epoque change, mais il y a des invariables: ce que j’ecoute, c’est bien, et ce que les jeunes d’aujourd’hui ecoutent, c’est de la merde. Pour schematiser, hein. On n’a pas a avoir honte de ce qu’on aime — il faut s’y tenir.

    Et comme d’hab, j’ecris des romans dans les commentaires de Virgoblog. Ca, ca change pas.

    • C’est clair qu’on a vieilli. J’arrive pas à savoir si les groupes “à la” Ska-P, Têtes Raides, Louise Attaque, et tous ces trucs qu’on pouvait espérer voir aux Vieilles Charrues étaient high profile à l’époque ou si j’aimais uniquement parce que j’avais 15-20 ans? Après, je jette pas tout en bloc (je continue de sortir régulièrement mes vieux Noir Désir), mais certains groupes sont beaucoup trop connotés et j’en viens à me dire que je ne les aimais que parce que c’était “cool” à l’époque de les aimer (Java, putain!). Certains, en les ressortant, je suis effarée par leur nullité (Cranberries, sweet jesus). Bon, nos goûts évoluent, mais y a un truc en plus que j’arrive pas à palper…

      • Heh. Les Cranberries, c’est une fierte personnelle d’avoir soutenu leur nullite a tous mes potes depuis 1993. A posteriori, je me sens comme le mec qui a sorti “Ricky Martin is gay — you owe me $10 from 9th grade”. Java, je suis passe completement a cote.

        Mais sinon, c’est de la sociologie teenager de base je pense. Peer pressure de mairde et tout ca. Il y a une classe de groupes que j’ai ecoute par suivisme, pour plaire au groupe d’amis dont je faisais partie. Du rap ou de la techno, notamment — ma collec’ de CD 2 titres s’en ressent vachement. Apres, bon, y’a une serie de trucs intermédiaires et inégaux: Matmatah, Dionysos, les Tetes Raides etc… qui sont encore assez fédérateurs et qui se réécoutent avec un plaisir simplet. Je pense que c’est cette classe d’artistes que tu evoques dans ton billet et il serait sévère de juger leur musique comme nulle. C’est bon enfant et c’était un dénominateur commun. Pas de quoi avoir honte.

        Au final, ca tenait plus de la survie sociale que d’autre chose. Du bon vrai rock, honnetement, on etait genre 3 personnes par classe a en ecouter et a y trouver plus qu’un divertissement. Fondamentalement, c’etait du geek-isme (snobisme?) musical et c’est le statut dans lequel je me reconnaissais. Encore aujourd’hui d’ailleurs.

        Nan, j’attends juste le jours ou mes petit-enfants vont découvrir du Ska-P, du Tryo et du Lofo dans un vieux DVD de backup apres ma mort et se diront que papi, en fait, c’était qu’un gros fumeur de beuh. Puis ils se demanderont ou est mon stash. J’en rigole d’avance.

        • Putain tu peux être fier de toi, t’as évité les écueils les plus difficiles à assumer… Ce que tu dis sur la survie sociale est très vrai – je sais même pas si ça se réécoute avec plaisir simplet: je t’avoue que ça me viendrait même pas à l’idée de le réécouter (sauf, donc, quand mon barman de quartier fait signer une pétition contre l’Etat policier et pour la lutte finale), d’où le voyage dans e temps certain. Et oui, je pense que le “vrai” rock tient tient d’une forme de geek-isme (qui est une forme de snobisme, même à 800%, c’est la beauté du truc). Il suffit d’écouter Led Zeppelin pour s’en convaincre, d’ailleurs… Moralité: il semble plus facile d’assumer son geekisme que son moutonnisme passée la date de péremption de l’adolescence. Inneresting…

  5. je connais bien ce quartier aussi, j’ai des amis qui bossent chez gladines, et je trouve l’arrêté concernant les boissons super exagéré. et la fête de la musique à l’ancienne n’aurait à mon avis pas changé, surtout dans ce quartier. par contre je ne parle pas du marais et autres st-michel, et effectivement l’effet de foule nous a tous fatigué.
    en tout cas, je viens d’apprendre que tu habitais la butte, la prochaine fois que j’y passe, je te ferais un coucou :)

    • C’est exagéré, parce que ça reste clairement très localisé autour de Chez Gladines/Chez Mamane et autour de Sputnik et bon, quand tu emménages là, y a pas vraiment tromperie sur la marchandise. Par ailleurs, je trouve cette pratique très circonscrite et pas du tout dangereuse, donc c’est vrai que c’est pas nécessaire. Après, moi, ça me fait ni chaud ni froid, ne me sentant pas directement visée, mais j’aime bien cette espèce de solidarité de quartier autour de ces 3 débits, sur le thème “ensemble, on a créé ce quartier, son identité, son âme, nous chuterons ensemble s’il le faut”. Et volontiers pour un coucou :)

      • non mais grave, leur initiative est cool. je suis un peu au courant des discussions qui se font entre l’association des riverains (menée par une aigrie) et les bars/restos, c’est un peu difficile mais bon j’espère que ça aboutira à quelque chose.

        • J’ai vu ça – “la seule offre “culturelle” proposée aux jeunes c’est de se bourrer la gueule”. Classieux. Je suis très curieuse d’en connaître l’issue, en tous cas, ça donne beaucoup à réfléchir sur la gentrification et la culture de quartier…

  6. boh mais sinon, j’avais pas réagi hier sur le point de départ de l’article, mais je suis bien fan de la grève de ton quartier
    ce serait, par ailleurs, cool, que ça ait quelque résultat

    • Moi aussi, elle m’a plu, cette grève, je trouvais l’esprit de quartier charmant: la petite vieille de 73 ans qui vient signer la pétition pour permettre au “Jeune” de continuer à se mettre minable et à béger’ dans le caniveau rue de la Butte, je trouve qu’on touche à un truc cool, là…

  7. ô vieillesse enemie… il est loin le temps du lycée où le 21 juin était dédié à la drague du skater qu’on avait rencontré au tremplin rock le mois d’avant.

    (des skaters ? cruelle jeunesse, au passage.)

    « MissTic (mourir. now.) » lol’d hard :)

    • Mon premier “boyfriend” (avec tous les guillemets de l’univers – vacances, 3 jours et demi, tout ça) était skater. Cruelle jeunesse indeed, à la fois, ce serait aujourd’hui, ce serait quoi? des wannabe BB Brunes? D’un coup, les années 90 sont plus facilement assumables :)

  8. Pour avoir arpenté ce quartier pendant longtemps et pour y travailler maintenant, je peux te dire c’est bien les temps qui ont changé. Nan mais, la buttes aux cailles sans personne dehors le 21 juin, ça donnait l’impression d’être un survivant post guerre atomique.

  9. Pingback: Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire. « Virgoblog

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