Mess with the best, die like the rest.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai eu une année hormonalement chargée, mais quand j’essaie de dresser mon bilan ciné, j’en reviens toujours plus ou moins à quelques moments forts qui m’ont fait crépiter les ovaires (si vous me passez l’expression). Il y a certes eu des instants de grâce (les dino dans Tree of Life <3), des scènes qui touchaient en plein cœur (cette jolie alchimie entre Amy Adams et Mark Whalberg dans Fighter), mais ce n’est pas de ça qu’il est question, ici. Outre le fait que deux beaux gosses majeurs ont émergé de cette année (devinez qui?), il y a eu quelques épiphanies de magnétisme sexuel dans les films proposés au public.

Ergo, je vous présente fièrement mon “Top 5 fantasmes” de l’année:

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5- Même vieux et moche, il reste beau : Jeff Bridges dans True Grit (ou peut-être plutôt Tron: Legacy).

Oh non, ne partez pas, c’est pas de ma faute.

Que ce soit clair, à partir du moment où Jeff Bridges apparaît dans un film, il hérite d’office d’une place dans le top 5 des hommes de l’année. Question de principe. C’est à cause de la voix. Même s’il joue un vague loser borgne et alcoolique, l’entendre renvoie à son être étant de mâle alpha. C’est ce qu’on appelle le swag, et Jeff en a pour les siècles des siècles, amen et hallellujah. Ça m’a conduit à beaucoup d’égarements pendant ma période Netflix en 2009, parmi lesquels mon all-time worst movie ever, Against All Odds, un genre de néo-noir soft-porn bien vilain.

Cependant, rappelons-nous avec émotion :

“- Comment t’as fait pour la séduire? – C’est simple, tu l’amènes sous un cocotier, tu la baises sous ce cocotier. Et là-bas, y avait beaucoup de cocotiers.” Woké. Kelbelhomme.

Bon, mais malgré tout en dernière place parce que borgne, vieux et alcoolique. Par mesure de réalisme. C’est que, karma being a bitch, il est rare d’avoir du deux en un, avec lui: soit il joue dans un film formidable, mais mochu, soit, surtout du temps de sa prime jeunesse, il était fringant, mais dans de bien mauvais films (cf. aussi Tron: Legacy, cette année).

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4- Beau gosse imposé de l’année, le minet dévergondé: Ryan Gosling.

Pour dire la vérité, Ryan Gosling, c’est pas follement ma came. Tu sais, moi, the Notebook où il embrasse fougueusement Rachel McAdams sous la pluie, ça m’a jamais fait plus d’effet que ça (mais, et c’est mon prochain défi pour ce blog, j’ai prévu de lire un roman de Nicholas Sparks, pour voir).  Ceci dit, c’est de facto totalement son année: Blue Valentine, Crazy, Stupid, Love, Drive et Ides of March. J’ai tout vu et à force de persuasion, béh je me suis laissée… persuader. Dans Blue Valentine, il m’a teellllement déprimée (je sais pas si je pourrais revoir ce film à cause du malaise qu’il m’a procuré), c’était pas gagné. Pourtant, de film en film, il se construit, le bougre, et son charisme s’épaissit (au point de parvenir à porter le film de Clooney sur ses close-ups, ce qui n’est jamais une tâche facile). Et surtout, Drive. On y revient souvent, mais le schéma de séduction mutique ambiance prince des ténèbres, ça reste un classique efficace. D’autant plus efficace que je l’imaginais pas capable de porter un tel personnage sur ses épaules. GG, comme disent les gamers.

Mais at the end of the day, soyons tous honnêtes avec moi-même, ce n’est ni Ides of March, ni Drive qui me fait fantasmer (un peu), mais bel et bien:

Ah oui, on se refait pas, que voulez-vous. Bon, mais ceci dit, j’ai jamais trop aimé qu’on me force à penser quelque chose, même si ça implique des tumblr rigolos relatifs à des chiots mignons (Is Ryan Gosling cuter than a puppy?) ou à du féminisme hardcore et décalé (Feminist Ryan Gosling). A ce compte-là, pourquoi ne pas fantasmer sur Kim Jong-il, puisqu’il est l’objet de la galéjade tumblresque la plus fofolle de l’année. Oui, bon, non.
Mais maintenant, si vous le voulez bien, passons aux choses sérieuses, les steamy moments de l’année:

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3 – le crush lesbien: Elena Anaya dans La Piel Que Habito.

No spoiler, mais hé, for obvious reasons, elle a sa place ici.

Même face à Antonio Banderas (qui vieillit un peu, non?).

Alors c’est vrai que classer un rape & revenge dans un top “séduction”, ça a un côté un peu inquiétant et flippant, mais c’est là toute la magie retorse d’Almodovar. Le film est bâti sur le magnétisme et le pouvoir de séduction d’Anaya. Une séduction animale, ultra-féminine et pourtant un brin androgyne. Que voulez-vous ça m’a flanqué la chair de poule la moitié du film. Voilà voilà, c’est dit, passons à la suite, pls kthx.

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2 – Bon sang, mais t’étais passé où? Colin Farrell, full hunk dans Fright Night

Ooooh Colin. Qu’il est bégé, mais qu’il est dur à défendre, pourtant. Et j’y tiens. C’est à cause de lui que je peux même pas dire que je déteste toute la filmo de Joel Schumacher (ben oui, Phone Game), et je suis même prête à en découdre à propos d’Alexandre (si si). Au moins, quand il avait joué successivement dans New World de Terrence Malick, puis dans Miami Vice de Michael Mann, je commençais à pouvoir franchement l’assumer. Puis ce fut le drame. Il a disparu dans l’alcoolisme et les films mous à nuls.

Mais surtout, avec Mads Mikkelsen, il représente pour moi l’archétype du hunk ultime qui prend un malin plaisir à s’enlaidir film après film, que ce soit une décolo dégueulasse dans Alexandre, un vilain bouc dans Miami Vice ou le drame de la calvitie bedonnante dans Horrible Bosses. Scandaleux.

Alors quand je vois ça à ma station de métro tous les jours (puis subséquemment sur mon écran d’accueil de téléphone):

#swoon

Putasserie de racolage actif, EVIDEMMENT, je vais voir.

C’est peut-être la seule fois où j’aurais pu sacrifier mes principes pour aller voir un film en 3D. En vérité je suis allée encore plus loin dans la dévotion, puisque je l’ai vu à l’Orient-Express, les pieds sur le fauteuil, pour pas risquer de me faire grignoter les semelles par un des rongeurs qui fréquentent ce ciné. Et c’était pas très bien. Mais Colin, lui, l’était. Bien. Et beau.

Vous pouvez facepalmer en me traitant de midinette, mais il me semble que l’ensemble du film peut être apparenté à un chick-flick tant le casting semble orienté pour satisfaire tous les types de fantasmes féminins possibles (Anton Yelchin, le minet imberbe, David Tennant, tout en accent briton, Colin tout en muscle et en regard fripon…).

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1- Babe of the year: Michael *hotness monster* Fassbender

Est-il besoin d’expliquer?

Non-content de sauver X-Men: First Class de l’oubli dans lequel il mérite de tomber (eu égard à un fâcheux contresens sur le personnage d’Emma Frost, notamment), Fassy parvient à un certain nombre d’exploits, cette année. Relativement mineur, il éclipse James McAvoy dans le film sus-mentionné (alors que Dieu sait si McAvoy a obtenu haut la main ses galons de fantasme féminin dans les années précédentes). Surtout, que Fassy stalke les gens dans le métro, ou qu’il donne des fessées à Keira Knightley, il continue de faire rêver.

Il a même droit à un petit sobriquet affectif, c’est dire le niveau. Quel homme.

Et en plus il joue Rochester dans cette adapt’ de Jane Eyre? Ah ça suffit, n’en jetez plus, je suis rétamée!

Bon, si, un peu encore. Bonus swagger:
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Pas la peine de conclure, si?

16 thoughts on “Mess with the best, die like the rest.

  1. Mon Dieu, je veux être un toast ! Mes ovaires font plus que crépiter, j’ai vaguement pensé mettre de l’argent de côté pour acheter un vidéo projecteur et revoir Shame en grand…

    J’en veux très fort aux distributeurs qui nous promettent Jane Eyre en France depuis mars 2011 aussi.

    • Revoir Shame pour le fantasme, j’aurais du mal (à part la scène du début, donc), mais aneffet, regarder en boucle Fassy qui mange un toast me semble être un très bon projet de vie à court et plus long terme.

  2. C’est marrant parce que dans mon billet sur les fantasmes féminins de l’année que je prépare, j’ai l’intention d’inclure dedans Elena Anaya dans La Piel que Habito, parce que voilà, mais sans spoiler comme tu dis, pour ceux qui ont vu, ça mettrait presque mal à l’aise de l’inclure. Mais elle est trop belle pour ne pas y être ^_^

  3. À ma grande surprise, je n’avais jamais vu ce classique! J’ai bien aimé Bruce dans ce rôle. Il est beaucoup trop drôle, se parle tout seul et ne peut pas s’empêcher d’être baveux; ce que je trouve hilarant. Étant une grande fan de Harry Potter , j’avais déjà une certaine admiration envers Alan Rickman (Severus Rogue dans tous les Harry Potter). J’étais donc déjà vendue quand mon amie m’a fait remarquer que c’est lui qui fait le méchant Hans Gruber. Pour un film datant de 1988, je dois dire que l’action et les “effets spéciaux” sont toutefois réussis. Je suggère fortement ce film et les trois autres qui le suivent, soit: Die Hard 2: 58 minutes pour vivre, Die Hard 3:marche ou crève et Die Hard 4: vis libre ou crève.

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