Fashion Faux-Pas, Bad Taste, In Style

Disclaimer (on sait jamais): il n’y a pas d’attaque ad hominem dans cette note – croyez bien que j’ai mieux à faire. Je donne juste mon opinion sur  certains aspects des notes dont je parle, pas sur des blogs entiers, encore moins sur leurs auteurs que je ne connais pas.

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Pour une fois que je tiens mes promesses sur ce blog. J’avais dit que je causerai de ce terme “fashion faux pas” qui me fait saigner les yeux quand je le lis, puis entre temps je m’en suis désintéressée. C’est-à-dire que lire les blogs de fille, concrètement, c’est quand je bosse pas. Et cependant, tempus fugit. Et donc je bosse. Mais bon, malgré tout, je continue à croire en ce blog: je cultive l’espoir qu’un jour, un découvreur de talents (comme dans Glitter, avec Mariah Carey, un très joli film d’initiation) tombe sur dessus et décide de me donner des millions pour raconter mon ressenti face à la prestation de Lady Gaga dans le dernier épisode de Gossip Girl ou face au retour d’Amanda dans Melrose Place (les deux étaient for-mi-dables). 0,3% de chances que ça se produise

Ceci mis à part, quand je vois que pendant que je consultais ces programmes à haute teneur intellectuelle, Clément regardait (et comprenait!) Le Grand Sommeil, je me demande encore pourquoi je suis catégorisée intellectuelle. Quoi Normale? Quoi la thèse? Moi je dors plus à cause de Lady Gaga surtout.

L’autre jour, lors de ces insomnies je suis tombée sur ce moment VDM hallucinant de blog de nana. Walinette, pseudo de l’auteure de Beauty and the Geek, un blog mode à gros succès, se fend d’une note remise en question/appel du pied “quel est mon style?” Question plutôt centrale quand on a un blog “mode”, entre nous soit dit. Et là, le truc inattendu: 150 commentaires bien condescendants et bien emmerdés pour lui expliquer que oui, son blog est sympa et elle a l’air d’être une personne formidable, mais franchement, ben son style, justement, c’est qu’il y en a pas trop. Une déferlante de bien pensance gênée oscillant entre consoler la malheureuse et lui apprendre le “bien se vêtir”.

OK, j’avoue que très sincèrement, je voudrais avoir sa collection de Dreyfuss et j’aimais bien quand elle racontait sa grossesse, mais c’est vrai que ses vêtements (et sa façon de les associer) me laissent de marbre, et je me dis que c’est surtout beaucoup de pognon dépensé pour rien. Mais objectivement, il y a pire. Remarque que pire, c’est plus drôle. Pire c’est Charly (en deux mots: une post-ado qui  espère percer dans le monde de la mode à grand renfort de Jumbo Chanel authentiquement made in Hong Kong, le tout mâtiné d’une dyslexie pénible à décrypter). Pire c’est aussi, dans un registre opposé, Minopokampe (fracture de mes doigts pour l’écrire ce pseudo – mais c’est bien la seule chose originale de ce blog, donc on essaie – une sympathique Chtite dont la qualité des photos n’a d’égale que celle de sa sélection Promod – inutile). Après, l’éternel dilemme revient: c’est pas beau de se moquer (mais putain si tu savais ce qui se passe hors-champ de ce clavier, eheheheheheheheheh), mais en même temps, faire un blog, c’est s’exposer donc c’est le jeu – oué, je sais, je ferais mieux de lire le Monde ou le NYTimes au lieu de bâtir théories et opinions sur ces conneries. Continue reading

Matthew Williamson pour H&M, avec 3 métros (le N Train) de retard?

Toi aussi tu veux une pièce Matthew Williamson pour H&M? Ou à l’époque une pièce Comme des Garçons?

Bon, moi c’était surtout un vœu pieux, je suis fauchée, je peux pas me payer ces choses. Du reste, j’ai entendu parler de M. Williamson pour la première fois il y a précisément 3 semaines en me promenant dans le Meatpacking. En réaction, je fais partie de ces gens qui se consolent en pestant que de toutes façons c’est importable, surévalué et cher pour ce que c’est (du H&M), que merde, si tu veux un vêtement chouette, pour le même prix, tu vas chez APC (enfin, son déstock de Williamsburg, parce que là encore, porte-monnaie, tout ça).

La vraie réalité un peu déprimante de ces collections limitées, c’est que l’image de la modeuse en furie se jetant sur ces fringues comme la vérole sur le bas clergé breton, et prête à t’arracher tes vêtements des mains ne me semble pas complètement appropriée. Si ce n’était que les modeuses, il resterait au moins les pièces un peu nulles, comme à l’époque de Lagerfeld pour H&M ou de Stella McCartney pour H&M. Ben là, même pas. Le collier plume de paon un brin cheap, il est introuvable, mon coco. De fait, les personnes les plus frénétiques à l’ouverture de la boutique, ce sont plutôt des petits malins qui prennent chaque objet par paquet de 10 pour ensuite tout évacuer sur Ebay à prix fort (lien obsolète d’ici 3 semaines). Il y a là un vrai business informel qui se met en place, et un vrai pari sur la valeur ajoutée des pièces. Réaction à la crise? Cynisme fondamental? Au bon endroit au bon moment?  De fait, ces ebayeurs sont les usuriers du XXIe siècles: des êtres détestés, mais dont le business a malgré tout quelques attraits. Quelque part, c’est fascinant. Et rageant.

Mais pas que. Continue reading