It’s all about Rachel

En fait, Jennifer Aniston, c’est Rachel Green.

En vrai, j’ai grandi dans les années 90 alors moi aussi, j’ai suivi les saisons de Friends au fur et à mesure. Tiens, j’ai même eu cette période où une copine m’enregistrait les nouvelles saisons sur Canal. C’était un rituel très sympa: chaque lundi matin, elle m’apportait la VHS calée au bon endroit pendant le cours d’Anglais, ensuite, je la lui rapportais le mardi pour qu’elle la prépare pour le lundi suivant. Puis j’ai eu Canal + moi-même. Tout ça m’a permis ces moments de sociabilisation un peu odieuse tendance puante, où devant une rediff de France 2, on est atterré à base de “ralala je sais pas comment font les autres mais ces voix sont affreuses! et puis la subtilité de la blague n’y est plus du tout, vas-y comme c’est nul” – maintenant, je fais pareil, mais c’est étendu à l’ensemble de la production télévisuelle américaine diffusée en France (je dois être un peu insupportable).

Donc évidemment, je savais que Jennifer Aniston était l’actrice qui jouait Rachel Green. Et que même, sa coiffure de l’époque avait porté le nom de son personnage. A tel point que depuis l’arrêt de la série, sa carrière n’a jamais pu décoller. Elle aurait pu sombrer dans la catégorie “mais que sont-ils devenus?”. Pourtant, non. C’est une actrice de très seconde zone, pas très intéressante (même capillairement, maintenant Blake Lively est la référence ultime). Sauf pour les tabloïds.

Photo pas hyper intéressante en soi, mais à 16 ans, moi aussi, j’ai essayé de me faire une Rachel

Grâce à Chuck Klosterman (un mec qui a sans doute beaucoup de potentiel pour être très énervant, mais qui aussi déteste Coldplay, ça compense), je viens enfin de mettre le doigt sur cette chose qui m’agaçait au plus haut point (mais que beaucoup avaient sans doute déjà compris).  Au moment où il expliquait la concurrence déloyale que représentait John Cusack pour lui, j’ai compris ce qu’il y avait écrit dans mon People. Tout est à cause de Rachel.

[A vrai dire, avant ça, j’ai surtout compris que ce qui me gêne chez Klosterman: c’est son côté Nick-Hornbiesque (et je trouve Nick Hornby assez chiant, pas nul, mais pas intéressant non plus). Ce qui le sauve, c’est que si Chuck Klosterman était un personnage de High Fidelity, il serait le pote relou du magasin de disque, celui qui est joué par Jack Black dans l’adaptation film, et qui forme un groupe appelé les Kathleen Turner Overdrive (deux putain de bons points).]

Outre ça, son développement sur John Cusack m’a vraiment convaincue: en gros, il explique que ses nanas le (Chuck) prendraient  toujours pour un gros lourd un peu épais et pas idéal du tout à cause de l’aura de mec idéal sensible et un peu fragile de John Cusack. En regardant le John Cusack irl, les nanas ne pourront jamais s’empêcher de voir ses rôles à travers lui, et ce même si c’était un gros connard un peu lourd, un peu épais et pas idéal du tout. Et n’importe quel mec du réel sera toujours second best à côté de John Cusack.

Ergo, Jennifer Aniston, c’est Rachel Green pour la vie. Continue reading