Anatomie d’une cérémonie des Oscars

Les Oscars représentent assez bien l’histoire de la vie et son cycle éternel (référence qui avait été nominée un Oscar back in the days – *love*). Chaque année, on retrouve les mêmes films et les mêmes acteurs en compétition. Loin de moi l’idée de vous servir un plat de type “Oh la, tous les ans c’est pareil, y en a marre à la fin, hein! Oh.”. Non. Hormis quelques aberrations, il y a souvent des films très intéressants en compétition, mais surtout, les films sélectionnés le sont visiblement moins pour leurs mérites intrinsèques que pour ce qu’ils représentent d’Hollywood à un instant T. Les films en eux-mêmes en viennent à jouer un rôle, et chaque année, le ballet des récompenses et des nominations vise surtout à équilibrer des rapports de force entre différentes tendances du cinéma Américain. Il s’agit donc chaque année de trouver le film qui remplira une certaine case d’un cahier des charges assez rôdé. Et du coup ça polarise.

Quand on voit la classe que c’est d’être vue avec un Oscar, on comprend que ça polarise

On en revient à mon “All the world’s a stage and all the men and women merely players“. Sauf qu’ici, la scène c’est plus Central Park, mais le Kodak Theater à Los Angeles. Si désormais vous voulez comprendre comment fonctionne la sélection des Oscars dans les années 2000, voici les catégories que vous devez avoir à l’esprit. Continue reading