Inconvenient truth

Après Rue89 qui brise le mythe du macaron, intéressons-nous à l’autre niaiserie culinaire.

Depuis le premier post que j’avais fait sur la question il y a plus d’un an et demi (et on rajeunit toujours pas avec ça), les cupcakes ont un peu déferlé sur la France et la parisienne s’extasie un peu plus chaque jour sur la mignonnité de ces petites pâtisseries. Seulement, au risque de faire ma snob ce que propose Berko ressemble à peu près autant à un cupcake que la baguette du Prêt-à-Manger ressemble à la Campaillette que j’achetais rue Lamarck, dans le 18e (dans un sens chiasmatique, si tu vois ce que je veux dire). Ou que la Grey Poupon Mustard peut être considérée fine, forte et de Dijon (les expat’ comprendront). C’est pas nul, mais c’est pas bien non plus (ça se lirait presque en écoutant Louise Attaque, cette affaire). Par ailleurs, le bon cupcake, en fait, c’est pas tant qu’il est joli

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Où l’on comprend qu’un cupcake, c’est joli, mais c’est crado. Et c’est pour ça que c’est bon.

Je l’ai dit et je le maintiens, le cupcake vraiment bon ne se trouve pas dans beaucoup d’endroits et 99,9% de ces endroits sont localisés sur Manhattan. La Mecque du cupcake à Manhattan, c’est Magnolia. Immortalisé dans Sex and the City dès les premières saisons, la boutique de Bleecker Street, située à une encablure de Marc Jacobs, a droit à 50m de queue en quasi-permanence, et la franchise s’est dotée de deux super boutiques, une au pied du Rockefeller Center, une autre sur Columbus Ave, en plein Upper West Side. Continue reading