La féminité selon Gaga

Après que Lady Gaga a fourni le support audio du dernier défilé d’Alexander McQueen, c’est au tour d’Alexander McQueen de fournir le support visuel du dernier clip de Lady Gaga.

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Crédit photo: Géraldine Dormoy, Café Mode

Grosse claque visuelle – je suis obsédée par cette vidéo depuis sa sortie hier matin, à vrai dire. C’est dark, c’est mélancolique, ça a de la gueule. Une fois de plus, Gaga repousse les limites de l’utilisation de son image, entre sa plastique manipulée par des tenues d’une autre dimension et un contenu jouant avec le scandale.

A vrai dire, on commence à être habitués, ça fait quelques mois que dans chacune de ses performances, elle se fait agresser, molester et/ou assassiner (elle s’en auto-fous plein la gueule, la pauvre), et c’est le deuxième clip où elle met à mort un homme sans trop d’état d’âme, avec un fonds comique indéniable (est-ce que je suis la seule à qui le plan final de ce clip a fait penser à Austin Powers 2?????). Continue reading

Halloween 2009 funfacts

Starbucks a réédité son Pumpkin Spice Latte saisonnier,

Gossip Girl a fait revivre les années 30 pour un Halloween thématisé prohibition et speakeasy, un gigantesque bonfire a été organisé dans Eastwick et Dixon s’est déguisé en basketteur des années 70 dans 90210

The Witches of Eastwick est en rupture de stock sur Netflix, pendant que Hocus Pocus est un trending topic sur Twitter

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Paranormal Activity et Zombieland cartonnent au box-office, Continue reading

Yo Taylor, I’m very happy for you and I’ma letchu finish…

Taylor Swift, c’est le genre d’artiste américaine qui passe difficilement la barrière de l’Atlantique – et de la puberté. Visage de poupée, chansons acidulées sur fond de Country, c’est la petite fiancée de l’Amérique, et accessoirement une ex du fiancé au masculin de l’Amérique, Joe Jonas (le couple le plus chiant du monde, ça baisait même pas par chez eux, heureusement qu’il l’a larguée par texto, ça remet un peu de wild style).

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Vise un peu le genre…

Il est difficile de comprendre la levée de bouclier anti-Kanye après les MTV Awards si on ne comprend pas ce que représente cette petite dans ce pays. Je veux dire, les Américains aiment Taylor, de 7 à 77 ans. En France, elle passe pour un produit calibré  spécial “petite gamine boulotte rêvant d’Hannah Montana”, mais en fait, tout le monde semble bien l’aimer.

Mise en situation. Continue reading

He’s such a jerk. Dude, what a piece o’shit…

Petit précis de langage à l’usage des adulescent(e)s voyageant sur le Nouveau Continent

En regardant la bande annonce en VF pour Jennifer’s Body (film culte en puissance), j’ai été sidérée par le point auquel les doubleurs sont à côté de la plaque. Les dialogues etaient affligeants de platitude alors que c’est quand-même estampille Diablo Cody… La conclusion que j’en ai tiré, c’est que ces films doivent être vus en VO pour saisir le phrasé plein de charme des 15-35 ans américains. Oui, 15-35 ans. Y a les early adopters et les victimes du jeunisme, mais tout le monde est dans le même panier, dans cette affaire. Donc revenons sur ces basiques qui feront de vous la star des conversations outre-atlantique, ces petites choses qui ne se trouveront jamais dans une méthode Assimil et encore moins au Wall Street Institute.

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Outfit of the (out of time) day

Dans mon Top 10 des réalisateurs les plus cools du monde, il y a incontestablement Robert Zemeckis. On lui doit des films qui savent allier ludique et cinéphilie, histoire et pop culture. On lui doit Qui veut la peau de Roger Rabbit, Retour Vers le Futur et Forrest Gump, et je crois que s’il avait aussi fait les Goonies, ce serait officiellement mon réalisateur des années 80 préféré (en fait, il tient le haut du podium même sans les Goonies – à cause de Retour vers le Futur, nom de Zeus).

Le point commun entre les 3 films, outre des effets spéciaux gigafun, c’est bien évidemment le travail sur le temps. Dans … Roger Rabbit, c’est une parodie de néo-noir des années 50, dans Retour vers le Futur, c’est directement le voyage dans le temps et dans Forrest Gump, c’est une histoire de l’Amérique des années 50 aux années 90.  A chaque fois transparait une vision surannée et amusée du passe. Cette fascination pour le désuet et pour le rétro sont aussi bien l’occasion de faire plaisir au spectateur, qu’une réflexion sur la notion même de rétro, sur les codes sélectionnés pour recréer le passe. Dans Retour vers le Futur, c’est le prix d’une canette de Diet Pepsi, dans Forrest Gump, ce sont les lieux de mémoire d’un livre d’histoire, du déhanché d’Elvis au Vietnam. Il y aurait énormément de choses a dire de tout cela (je pourrais parler pendant des heures de Retour vers le Futur, je crois), mais ce qui m’intéresse, ici, c’est la sélection des codes qui recréent le passe. Dans mon cas, un ordinateur particulièrement agaçant me ramène 10 ans en arrière depuis quelques semaines, et c’est très perturbant.

Depuis que je vis à Albany, je suis en plein voyage dans le temps, pire qu’a Brooklyn, c’est dire. Alors qu’à Brooklyn, le voyage dans le temps se faisait sur un mode rétro-chic atechnologique quelque part dans les années 70, à Albany, me voila mollement transportee quelque part entre 1988 et 1999. C’est bizarre, dans mon bureau, il y a un vieux téléphone à touches. Quelque part, c’est le meilleur artefact de ce lieu, il m’a permis de me livrer à une mise en scène digne du Grand Sommeil (ou de Roger Rabbit, donc), les pieds sur la table remuant de vieux dossiers:

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(vise ces merveilles, complet retravail autour du retour des Doc Martens avec une touche un peu punk, un peu boyfriend, modèle phare de Steve Madden – oui, bon – cette saison – ca fait fureur aux États-Unis, crois-moi – fierce, on dit, ici)

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