Can’t knock ’em out

Alors l’autre soir, j’étais en goguette avec mes Américaines, Shanna, Cynthia, Indra, Katie et Ashley. A ce stade de mon récit, je tiens à préciser que je n’invente aucun nom sur ce blog (même mon surnom/pseudo, je l’ai pas inventé, c’est vous dire le niveau). C’était très filles, très Jersey, très trashy (à vrai dire: Jersey meets Delaware meets Central Penn, et je me demande si c’est pas pire).

On s’est retrouvé dans un de ces bars de Olde City à faire pâlir Snooki et The Situation (vu leur carte de fidélité Point Soleil, c’est beaucoup dire). C’était le genre de bar où le DJ passait les Backstreet Boys et faisait chanter le public (un truc très bizarre). Hum. L’Américaine était en robe légère et moi j’étais en short en jean et t-shirt nerdy. Bref, pendant que Clément était en train de tranquillement jouer à Call of Duty ou DJ Hero avec ses colocataires, moi je pratiquais la girls night. Ouais, on n’est pas avare de clichés entre nous.

Parlant de clichés, je crois que la pick-up line la plus surprenante à laquelle j’aie eu droit fut celle d’un Jersey Boy qui est venu me dire que son pote *trouvait mon sac à main très cool et donc voulait m’offrir un verre*. Il y a tellement de choses qui tournent pas rond dans cette proposition que je ne sais pas par où commencer. Me draguer à partir de mon sac? Recourir à l’excuse du bro? les copains qui regardent à quelques mètres? J’en déduis donc qu’il s’agissait là d’un bêta-test – voir si ça marche de parler le “langage d’une nana” pour l’accoster attendez les mecs, j’essaie avec la meuf qui a un sac weird là-bas, si elle me jette pas on est bon.

Point is: well-played, bro, je m’attendais à tout sauf à ça.

Gaga approves.

Ensuite, le t-shirt Breakfast Club semble valoir tous les décolletés du monde pour pousser l’ Américain à engager la conversation. Peut-être (peut-être, hein) qu’il est plus facile d’engager la conversation en termes de “Omagad is that a Breakfast Club t-shirt????” qu’en termes de “Wow girl: bewbs”. Ca aide. Continue reading