Dear Starbucks,

Humeur du jour: dé-vas-tée.

Les Américains ne connaissent pas le chocolat chaud. Le moment le plus poignant que j’ai vécu l’an dernier fut quand j’ai expliqué à Shanna (ma colocataire) mon amour pour les chocolats chauds. Ceux faits avec des carrés de chocolat et du lait (ouais bon, un chocolat chaud, quoi). Elle m’a répondu “Oh, I think I never had one of these“. Sortez les violons, j’en aurais presque chialé sur le moment. C’est-à-dire que leur chocolat chaud est systématiquement fait à base d’un arôme chimique (le sirop Hershey’s, vous savez, celui que JT et Cody consomment à même le bidon dans Notre Belle Famille – encore un moment M6 très Danette, ça).

L’alternative à ça, c’est le bon vieux milk & cocoa que vous trouverez sans problème dans votre coffee-shop hipstery de quartier. Continue reading

Un post où il est question de vernis, de Darth Vader et de pepperoni

Aujourd’hui, j’ai envie de vous montrer le nouveau plateau que j’ai acheté au Bookstore de Penn – c’était un peu mon premier shopping spree à Philly en quelque sorte, et le genre de chose qu’on partage sur un blog, me semble-t-il…

D’un point de vue très concret, c’est un plateau qui représente une pizza au pepperoni, voyez plutôt…

So fugly it’s cute, non? Non non, “so fugly, period“, il a dit, Clément.

Il est offensant à tellement de différents points de vue esthétiques que tout seul, dans son coin du bookstore, il me faisait de la peine. C’est bien simple, qui aurait voulu de cette chose? Pas une lady, c’est sûr, ni quelqu’un de cool (tout le monde sait que les plateaux monochromatiques et sobres sont les plus réussis). Alors qui? Un undergrad bourrin qui l’aurait rapporté à sa frat-house pour regarder le Superbowl en faisant des concours de rots avec ses potes? Vu l’illustration, ce serait le public visé, mais eh… This kinda shit is for pussies, bro. – penser à ce scénario me rappelle immanquablement cette scène de I Love You, Man, où Paul Rudd explique à Jason Segel qu’il adore regarder Chocolat avec sa fiancée le dimanche soir. You like a film called Chocolate? – No it’s chocolâât. Bon, en fait c’est dur à raconter, mais c’est un gag marrant. Bref, tout ça nous ramène au dilemme intérieur de ce plateau qui donc ne peut pas être pour un frat-boy. Or qui voudrait d’un plateau qui risque de te rendre malade à chaque GDB, à chaque gastro et à chaque fin de repas (alors que le principe d’un plateau, c’est de prendre le thé ou le petit-déjeuner au lit, ergo quand on est gastriquement un peu vulnérable…)?

Moi je pense que si on ne comprend pas l’appel du pied évident aux délires collectionneurs de Martin Parr, on risque de rater quelque chose. Il y a de plus une douceur de vivre dans ce plateau qui m’émeut… Continue reading