I photoshopped my bike

Ayé j’ai un vélo. Un bien, un beau.
Je sais que j’enfonce une porte ouverte, mais aux Pays-Bas, si tu fais pas du vélo, t’es pas vraiment un homme.
Le vélo, ici, c’est le pouvoir. Sur les pistes, tu renverses les passants qui ont eu l’impertinence d’envahir ton espace. Aux intersections/feux/canaux étroits, les voitures te font la révérence et leurs conducteurs te laissent passer avec la plus grande des humilités. Le vélo c’est le droit de cité, ici, avoir un vélo, c’est comme obtenir une Green Card aux USA. Le tout est de savoir le manier. Il faut savoir foncer. Redémarrer aux feux sans s’emmêler comme une vieille loseuse (j’y suis pas encore, les pédales elles sont pas pareilles, quand-même. Foncer. En faire en robe et talons avec iPod sur les oreilles (LA classe ultime). Foncer. Savoir où mettre son sac à main, quand-même. Foncer. ne pas s’arrêter quand il y a un piéton qui marche sur la piste cyclable. Le monde est trop petit pour vous deux. Néanmoins, il faut savoir imiter le bruit du klaxon (oui, moi la sonnette est pétée). Foncer.

Bon, avoir un vélo, c’est le pouvoir, quoi. Mais quand même, y a un solex qui m’a dépassée aujourd’hui… J’ai trouvé ça déloyal, mais j’étais grrrrave jalouse. A côté de ça, mon vélo est de très loin le plus beau de la ville.

Pour mieux saisir les enjeux de la magie de cet objet, regardons ensemble des schémas explicatifs.
Tout d’abord, et c’est important de le préciser, il faut savoir que c’est un vélo que je qualifierais d’assez léger. Pas comme les Vélib’ (pas bien le Vélib’, trop lourd). On peut donc foncer. Mais, voyez plutôt, qui dit vélo léger dit “vélo à rétropédalage”, aux Pays-Bas. Question d’habitude. Et qui dit vélo léger, dit aussi “brêle à moitié foutue” aux Pays-Bas. Ainsi, la loupiotte avant manque, et, même si on voit pas, là, en vrai, la roue, elle est voilée. Question d’habitude aussi.

La suite. En dehors de ça, il ne vous aura pas échappé que c’est un fort beau vélo. Continue reading