Some Jersey edginess

Jusqu’à il y a peu, ma demeure new-yorkaise, c’était Hispterland, my beloved Williamsburg. Maintenant, je n’y vis plus, et j’ai été remplacée. La remplaçante en question vaut son pesant de peanut butter, crois-moi.

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Katie, aka Katie Grayce pour son public, la demoiselle qui signait ses texts *KT. Son rêve: régner sur les charts US. L’air de rien, la scène RnB du New Jersey repose sur ses petites épaules.

Ça commence doucement: elle veut conquérir le New Jersey, et pourquoi pas, la scène Brooklynite. A peine son diplôme de Washington College en poche, Katie demande à ses parents de l’aider à “réaliser son rêve”. Les larmes aux yeux, ils acceptent et lui financent ses premières maquettes, ses séances photos, ses tremplins musicaux… Si tu te demandais en quoi consiste l’american way of life, en voici un fort bel exemple. Des dizaines de milliers de dollars sont consacrés à l’amour de parents pour leur fille adorée et matérialisés par un Myspace rempli de rêve (et de rose, fais gaffe à tes yeux après le saut). Continue reading

La classe américaine

Quand ma colocataire, celle qui laisse la porte ouverte pendant qu’elle pisse et qui laisse moisir son rasoir au bord de la douche, a des doutes sur ma propreté, j’avoue je suis un peu offusquée. Elle doit penser que, comme elle, je récure la baignoire une fois par an. Vivre à New York, ça a un prix et ça ne se compte pas qu’en dollars.

Demain, promis je parlerai strass, de shopping malin à Forever 21 ou de Katy Perry, je sais pas trop, enfin un truc blogofille friendly.

Bonjour toi*

* Quizz: sauras-tu retrouver la référence de ce titre? (indice: 1980)

Je suis passé en quelques jours de 3 à 9 lecteurs et de 2 à 18 commentaires par post (même un où j’ai pris en photo mes pieds, c’est dire).

Je ne sais pas vraiment quoi faire de ce succès délirant. Dois-je être putassière, parler de vêtements hype ou du dernier Star Trek, monétiser mon blog, devenir une superstar, laisser tomber la recherche, me mettre à mon compte… ou à l’inverse, me complaire dans ma nerditude autocentrée, exhiber ma vie privée au monde (elle est chiante: je me suis fait une ampoule au pied aujourd’hui – j’ai des nouvelles chaussures, c’est pour ça), finalement sombrer dans la drogue pour cause d’insuccès et retomber à 2 lecteurs (genre j’aurais un blog “direct to DVD” en quelque sorte).

Je me sens à la croisée des chemins, telle une Lindsay Lohan de la blogosphère (au moment où elle venait de tourner dans Mean Girls)

Do you have the Greydar?

Grey’s Anatomy, histoire d’une débâcle et d’un rebond.

Oh si tu savais à quel point Grey’s a repris du service! Tu peux le mesurer à la quantité de larmes versées pendant le show.

Depuis une saison et demie, la série affichait des faiblesses de moins en moins supportables, entre des personnages inutiles, des histoires vides et des storylines empruntées à Marc Levy. Seule lumière au fond du tunnel, le nouveau personnage d’Owen “Heathcliff” Hunt (Dr Hunt, I’m all yours). Les acteurs affichaient clairement leur mépris de la série et Katherine Heigl (Izzie) et T.R. Knight (George) ne cachaient plus leur envie de partir. En même temps, entre la première qui baisait avec un fantôme et le deuxième qui était devenu un fantôme lui-même, tu peux comprendre. Le lacrymomètre était au plus bas.

Depuis quelques épisodes, cependant, c’est redevenu bien: on pleure. Beaucoup. Mais pas seulement. L’intérêt de Grey’s, outre le fait que c’est un tearjerker formidable, c’est la possibilité de faire des paris sur les scénarios.

*Beware of the spoiler* Continue reading

The Saw Is Mine

Comme le dit si bien Dita Von Teese sur son Twitter ,

Wow. Flu scare is evident when the hand sanitizer section of the drugstore is completely sold out. Yikes.

J’en ai acheté 2 flacons. Je me désinfecte les mains à peu près toutes les 10 minutes quand je suis hors de chez moi. Voire je rentre la tête dans mon foulard à chaque fois que je rentre dans un métro. Dude, I’m gonna pull a Michael Jackson in no time… J’étais tendue comme un string (expression distinguée) hier au théâtre à chaque fois que j’entendais quelqu’un tousser ou éternuer (en plein printemps-à-allergie, crois-moi c’est very uncool).

Je comprends que le hand sanitizer est un rappel constant de ce que les lieux publics sont des endroits où on fréquente des germes autant que des gens et nous renvoie à l’absence totale d’hygiène qui règne dans cette ville. Pas très Sex-and-the-City friendly, à vrai dire… Tout ça peut sembler contre-nature à l’icône glamour qu’est Dita Von Teese. Mais je crois que le niveau d’angoisse de la swine flu est aussi mesurable à ça:

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Cette application pour iPhone est encore à l’essai d’après ma source. Mais putain, j’aime ce pays.